
"Le président Bush a autorisé un ajustement pour ce qui concerne les brigades de combat en Irak les faisant passer de 17 à 15", a annoncé vendredi Donald Rumsfeld lors d'une visite surprise à des soldats américains à Falloujah, bastion sunnite à 50 km de l'ouest de Bagdad. "Cette décision réduira la présence militaire américaine en Irak de l'équivalent de deux brigades de combat, soit environ 7.000 hommes. Le nombre de brigades de combat américaines en Irak passera de 17 à 15", a précisé quelques heures plus tard le Pentagone dans un communiqué.
Les Etats-Unis avaient déjà décidé de rappeler les renforts envoyés en Irak pour la période des élections du 15 décembre, ce qui fait passer le total des troupes de 160.000 à 138.000. Le retrait de deux brigades supplémentaires, annoncé ce vendredi par Donald Rumsfeld, permettrait de passer sous le niveau des 138.000 soldats pour la première fois depuis avril 2004. Les deux unités concernées, a précisé le Pentagone, sont la première brigade de la 1ère division d'infanterie, basée à Fort Riley (Kansas) et la deuxième brigade de la 1ère division blindée, basée en Allemagne. Cette deuxième brigade restera en alerte au Koweit au lieu d'aller en Irak, a précisé le Pentagone. "Les effectifs américains continueront de fluctuer en fonction des conditions sur le terrain et demandes de la hiérarchie", a ajouté le Pentagone.
"Nous sommes seulement venus ici pour aider"
"Ces ajustements traduisent la reconnaissance des progrès accomplis par le peuple irakien, qui assume davantage de responsabilité pour son pays", a estimé Donald Rumsfeld devant près de 300 soldats américains. "Je veux être très clair : les défis qui nous attendent, militaire, politique, économique, ne seront pas aisés. Comme vous le savez, les Etats-Unis ne sont pas venus en Irak pour le pétrole ou pour occuper le pays. Nous sommes seulement venus ici pour aider", a-t-il assuré. "La ville de Falloujah a eu l'un des meilleurs taux de participation dans le pays et elle dispose de forces de sécurité incroyablement compétentes et fiables, qui aident dans les rues à maintenir l'ordre et à traquer les terroristes", s'est réjoui Donald Rumsfeld.
Peu après son arrivée surprise jeudi en Irak, Donald Rumsfeld a eu une réunion avec l'ambassadeur américain Zalmay Khalilzad et le général Casey, commandant des Forces américaines en Irak et s'est ensuite félicité des progrès accomplis en Irak devant environ 200 soldats, à Camp Victory, une base américaine proche de l'aéroport international de Bagdad.
L'Irak obtient son 1er crédit stand-by du FMI Le Fonds monétaire international a annoncé vendredi qu'il avait approuvé l'octroi à l'Irak de son premier crédit stand-by, d'un montant de 685 millions de dollars. Ce crédit a été approuvé quelques heures seulement après que le pays eut sécurisé auprès de ses créditeurs un accord d'échange de sa dette commerciale pour 11 milliards de dollars. Un accord "stand-by" est une ligne de crédit du Fonds monétaire international accordée à un pays en difficulté dans le cadre d'un accord négocié de réformes économiques. L'Irak avait déjà reçu du FMI en septembre 2004 un total de 436 millions de dollars au titre de l'assistance d'urgence accordée aux pays sortant d'un conflit. Cette aide avait notamment permis à Bagdad de négocier un accord sur sa dette bilatérale avec le club de Paris. Le FMI a précisé que le prêt était pour l'instant considéré comme "de précaution" par les autorités irakiennes, c'est-à-dire que celles-ci ne vont pas demander immédiatement à tirer de l'argent sur cette ligne de crédit. Son obtention va toutefois permettre à l'Irak d'entamer la seconde phase des négociations sur la réduction de sa dette bilatérale.
Photo d'ouverture : l'annonce de Donald Rumsfeld - DR
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