
Comme on le craignait, Saddam Hussein continue d'utiliser son procès comme une tribune médiatique.
Lors des premières audiences, l'ancien dictateur avait multiplié les interventions et les plaintes destinées à détourner les débats des faits qui lui sont reprochés -le massacre de 148 villageois chiites en 1982.
Pas de vêtements propres
Ce mercredi, pour le 5e jour d'audience, il est allé encore plus loin dans l'obstruction systématique en boycottant le tribunal. Il reproche à la Cour d'avoir programmé cette nouvelle journée de débats trop rapidement, en expliquant qu'après celles de lundi et mardi, il n'avait plus de vêtements propres et ne pouvait pas fumer ni marcher. Il a également fait part du caractère "injuste" du procès et a souhaité à ses juges d'"aller en enfer".
Ajournement
Juridiquement, le Haut tribunal pénal irakien peut juger un accusé par contumace. Mais le président souhaitait que l'ex-raïs soit présent et suive le déroulement du procès. Finalement, après une réunion à huis clos avec la défense, il a finalement été décidé de reprendre les débats en l'absence de l'intéressé, mais en présence des sept autres accusés. Deux nouveaux témoins sont venus témoigner.
A la fin de l'audience, le procès a été ajourné jusqu'au 21 décembre. Cet ajournement était attendu pour des raisons de sécurité, en raison de la campagne électorale pour les élections législatives qui se dérouleront le 15 décembre prochain.
(photo : Saddam Hussein au tribunal, mardi)
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