Tsunami : l'émotion et le recueillement un an après

le 25 décembre 2005 à 20h13 , mis à jour le 27 décembre 2005 à 11h54

Lundi, les rescapés et les proches des victimes ont rendu hommage aux personnes disparues dans la catastrophe.

cérémonies Kao Lak Thaïlande

Certains ont déposé une bougie là où un être cher a disparu, d'autres offert une simple prière en bord de mer : lundi, un an jour pour jour après, le drame du tsunami a été commémoré tout autour de l'Océan indien. Les rescapés ou les proches des disparus ont rendu hommage aux 230.000 morts et aux millions de victimes directes ou indirectes des raz-de-marée du 26 décembre 2004, l'une des pires catastrophes enregistrées depuis des décennies dans le monde.

En Thaïlande, des milliers de rescapés et proches se sont rassemblés lundi matin sur les plages pour rendre hommage dans la douleur aux 5400 tués, dont 2248 étrangers de 37 nationalités différentes. Une minute de silence a été observée à 10h30, heure locale, dans les six provinces du sud. "Le tsunami a affecté d'innombrables vies ici et à l'étranger (...) Je souhaite exprimer nos plus profondes condoléances à chaque personne qui a souffert ", a déclaré le vice-Premier ministre et ministre thaïlandais du Commerce, en ouvrant les cérémonies officielles à Bang Nieng, au sud de la célèbre plage de Khao Lak. Les dégâts gigantesques ont été largement réparé, en particulier à Phuket et Krabi. La reconstruction se poursuit, notamment sur les plages de Phi Phi et de Khao Lak.

A Khao Lak, lundi matin (LCI)
A Khao Lak, lundi matin -LCI)
A Bang Nieng, des centaines de visiteurs ont fait la queue, sous un soleil de plomb, pour pouvoir signer des registres de condoléances. Les participants aux cérémonies ont également déposé des fleurs sur des autels spécialement dressés pour l'occasion. De nombreux groupes d'étrangers ont prévu leurs propres cérémonies religieuses. Lundi après-midi, le Premier ministre thaïlandais a posé la première pierre d'un monument dédié au tsunami à Khao Lak, région au nord de Phuket qui a été la plus touchée par la catastrophe. "Peu importe notre pays ou notre nationalité, considérons ce (projet) comme  quelque chose qui nous appartient à nous tous, citoyens du monde", a-t-il déclaré.

A Banda Aceh, lundi matin (LCI)
En Indonésie, une minute de silence a été observée lundi dans la province d'Aceh à 8h16, heure locale précise où le tsunami a frappé il y a un an son premier pays. Face à une assemblée d'environ 500 personnes, dont des représentants de dizaines de pays étrangers, le président Susilo Bambang Yudhoyono a salué le courage des rescapés. "Vous nous rappelez que le vie est belle et qu'elle vaut la peine de lutter pour elle", a lancé le chef de l'Etat. Plus de 168.000 morts ou disparus furent recensés dans la province indonésienne d'Aceh, la zone la plus touchée car la plus proche de l'épicentre du séisme sous-marin à l'origine du tsunami. A la grande mosquée Baiturrahman de Banda Aceh, des centaines de fidèles habillés de blanc se sont rassemblés pour une prière remplie d'émotion.

Au Sri Lanka, le président avait choisi comme lieu des cérémonies officielles le village de Peraliya, dans le sud du pays, où plus de 1000 passagers d'un train furent engloutis en quelques secondes. Des moines bouddhistes, suivis par des religieux chrétiens, hindous et musulmans, ont dit des bénédictions pour les quelque 31.000 morts sri-lankais, après quoi deux minutes de silence ont été observées en leur mémoire. Des veillées aux bougies devaient être organisées le long des côtes ravagées à la tombée de la nuit. Le président a reconnu que la reconstruction avait été trop lente et que l'Etat n'avait pas réussi à secourir tous les rescapés. La cérémonie s'est déroulée sous haute sécurité, dans la crainte d'attaques de la rébellion tamoule.

Hommage du ministre français du Tourisme

Le ministre délégué au Tourisme Léon Bertrand  "s'associe aux familles des victimes du tsunami", dans lequel  "95 Français sont morts et plus de 200 autres ont été blessés", selon un  communiqué de son ministère. L'aide de la France, "concrétisée autour d'initiatives publiques et  privées", représente "près de 400 millions d'euros d'aides directes et près de  300 millions d'euros de prêts aux pays touchés", souligne-t-il. Elle s'attache "aux deux priorités que sont la reconstruction et le renforcement des capacités de prévention et d'alerte en cas de catastrophes".  "De gros efforts pour attirer à nouveau les visiteurs ont été accomplis en Thaïlande, au Sri Lanka et aux Maldives", dit-il.


(La cérémonie à Kao Lak, en Thailande, lundi, DR)

le 25 décembre 2005 à 20:13
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2 Commentaires

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  • Jacouille, le 26/12/2005 à 23h27

    Quand on parle de l'utilisation des dons, on rattache souvent cela à la reconstruction des hotels qui vont relancer le tourisme. On ne montre pas par contre les habitations du personnel de ces futurs hotels...

  • Christiane, le 26/12/2005 à 08h43

    Ce que je trouve surprenant dancs vos reportages c'est lexplication qui est donné au fait que les habitations des locaux ne soient pas reconstruites.Il est dit qu'il est difficile d'avoir les autorisations pour reconstruire mais les hotels.....Ils n'ont pas eu besoin d'autorisation pour etre reconstruit au meme endroit!! Je sais que mon message ne va pas passez vous preferez laissez passer les messages un peu raciste de certains de vos intervenants!

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