© afpC'est sur la chaîne privée La 7 que Silvio Berlusconi a lancé lundi soir sa campagne télévisée pour les législatives du 9 avril. Le chef du gouvernement italien a promis que son "retour à la télévision", amorcé avant Noël, était destiné à "expliquer que ses promesses avaient été tenues et à indiquer les nouvelles promesses, pour continuer le travail commencé" il y a cinq ans, lors de son retour au pouvoir.
Il a défendu "la réalité contre la perception" négative de son action politique, critiquant le "pessimisme de la gauche" italienne, qu'il a accusé d'être "non-démocratique". Il a notamment estimé que "la perception de l'augmentation du coût de la vie avait été plus forte que la réalité" et que "le nombre de familles pauvres avait diminué" dans le pays, contrairement aux chiffres de l'Institut national de la statistique (Istat). Il a également affirmé que l'augmentation de la "précarité dans le travail", dénoncée par les syndicats et l'opposition, "n'était qu'une fable".
"Nos électeurs ont été paresseux"
Silvio Berlusconi n'a pas fait d'annonce électorale, mais il s'est dit "certain" de remporter les élections face à Romano Prodi, malgré des sondages défavorables et les revers électoraux lors des scrutins locaux, régionaux et européen depuis 2002. "Nos électeurs ont été paresseux" lors des dernières consultations, "mais quand le destin du pays sera en jeu, ils reviendront voter et nous feront gagner", a-t-il prédit.
Il est enfin revenu sur l'embarras actuel de la gauche, provoqué par les révélations de liens entre un dirigeant du principal parti d'opposition, Piero Fassino (Démocrates de gauche, DS) et le président démissionnaire de la compagnie d'assurances Unipol, Giovanni Consorte. Ce dernier a été mis en examen pour manipulation d'informations boursières, association de malfaiteurs et détournement de fonds dans un scandale bancaire qui secoue l'Italie depuis plusieurs mois. Selon le Premier ministre, "l'affaire a révélé un système de liens entre des groupes politiques 'rouges' et les coopératives (ndlr : dont fait partie Unipol), qui a créé une concurrence incorrecte (...) et a produit une masse d'argent que l'on suppose venir en aide aux partis de gauche."
(photo afp-Andreas Solaro : Berlusconi sur le plateau de La 7)
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