© INTERNEL'Iran ne cèdera pas aux pressions des pays occidentaux sur le dossier du nucléaire. A ceux qui en douteraient encore, "la décision de reprendre le 10 janvier les activités de recherches nucléaires en matière d'enrichissement d'uranium est irréversible" a déclaré mardi le chef de l'équipe des négociateurs iraniens, Javad Vaïdi. "Les activités de recherches sont un droit inaliénable de l'Iran", a-t-il dit à la télévision d'Etat. Selon lui, ces activités n'ont "pas de liens avec la production industrielle du combustible nucléaire à Natanz (centre) qui est toujours suspendue".
Au même moment, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique (OIEA), Gholamreza Agazadeh, a déclaré qu'il n'y avait aucune base juridique pour envoyer le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'Onu. "Les Européens ne pourront pas trouver de base juridique, dans le cadre du règlement de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) pour envoyer le dossier iranien au Conseil de sécurité et cela constitue leur plus grande difficulté", a-t-il ajouté.
Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité avaient indiqué au cours de la nuit dernière qu'ils étaient d'accord pour saisir le Conseil de Sécurité du dossier nucléaire iranien. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, la Chine et la Russie "ont convenu que la réunion extraordinaire de l'AIEA, cette semaine, devrait transférer au Conseil de sécurité sa décision sur les mesures exigées de l'Iran", précise un communiqué. Les cinq grands, qui disposent d'un droit de veto au Conseil de Sécurité, ont précisé que "le Conseil de sécurité devrait attendre le rapport du directeur général (de l'AIEA Mohamed ElBaradei) au Conseil des gouverneurs de l'agence (...) avant de prendre une décision pour renforcer l'autorité de l'AIEA", ajoutent les cinq grands. Ce document commun est le premier publié par les cinq grands sur ce dossier épineux du programme nucléaire iranien.
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