
Abidjan, la capitale économique ivoirienne, était à nouveau paralysée mercredi, pour le troisième jour consécutif, par des jeunes partisans du président Laurent Gbgabo qui tiennent de nombreux barrages dans la plupart des quartiers, rendant la circulation quasiment impossible.
Ces manifestants protestent contre la décision du Groupe de travail international (GTI) de ne pas prolonger le mandat de l'Assemblée nationale, arrivé à expiration. Cette décision est, selon eux, une "atteinte à la souveraineté nationale" ivoirienne.
"Préoccupant"
De son côté, le Conseil de sécurité des Nations unies a tenu mardi soir des consultations impromptues sur une situation jugée "très préoccupante", par Jean-Marie Guéhenno. Pour le chef des opérations de maintien de la paix de l'Onu, il ne fait pas de doute que les violences des dernières 48 heures ont été "orchestrées".
Le Conseil se réunit de nouveau mercredi au niveau des experts. Pierre Schori, représentant spécial en Côte d'Ivoire du secrétaire général, Kofi Annan, a demandé mardi au président Laurent Gbagbo de faire cesser ces violences.
La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie a, quant à elle, jugé mercredi la situation en Côte d'Ivoire "extrêmement préoccupante", ajoutant qu'"il est indispensable que tout ceci se calme et que les décisions internationales soient mises en oeuvre". La ministre a rappelé que la force française "Licorne n'est pas en première ligne et vient simplement éventuellement au secours de l'Onuci s'il y a quelque chose".
Le général Bentégeat demande des "sanctions" |
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(photo : manifestation à Abidjan)
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