Irak : sans nouvelle de Jill Carroll

le 21 janvier 2006 à 09h14 , mis à jour le 21 janvier 2006 à 09h18

L'ultimatum fixé par les ravisseurs de la journaliste américaine a expiré vendredi soir. Samedi matin, on était sans nouvelle de la jeune femme enlevée le 7 janvier à Bagdad. Son père a imploré les preneurs d'otage de l'épargner.

Jill Caroll otage américaine Irak © DR

Vendredi, minuit à Bagdad : l'ultimatum n'est que théorique. Il est celui dont avait fait état la chaîne de télévision Al-Jazira mardi lors de la diffusion d'une vidéo de la journaliste américain Jill Carroll, menacée de mort par ses ravisseurs. Pourtant, l'inquiétude ne cessait de grandir samedi alors qu'on restait sans nouvelle de la pigiste du Christian Science Monitor. D'autant qu'aucun contact direct n'aurait été noué à ce stade avec les preneurs d'otage, selon l'ambassade américaine à Bagdad.

Identifiés comme les "Brigades de la vengeance", les preneurs d'otages exigent la libération de toutes les prisonnières irakiennes. Ce qui, à ce stade, semble exclu. Selon l'ambassade, ils forment "un groupe relativement petit qui n'a pas contacté d'intermédiaires". Ces hommes semblent déterminés. Ils n'ont pas hésité à tuer l'interprète de la journaliste lors de l'enlèvement.

"Ma fille n'a pas d'autorité"

A Bagdad, le sort de la jeune femme de 28 ans a également mobilisé le leader sunnite Adnane al-Doulaïmi qui a réclamé sa libération et s'est engagé à s'occuper de la libération des Irakiennes. Après sa mère jeudi, le père de Jill Carroll a lancé vendredi un appel désespéré aux ravisseurs sur les chaînes de télévision arabes Al-Jazira et Al-Arabiya.

"Ma fille n'a pas d'autorité et ne peut libérer quiconque. C'est une journaliste et une personne innocente. Ne détruisez pas une âme innocente", a-t-il imploré. "Mettez à profit ses compétences journalistiques pour qu'elle transmette votre voix de par le monde. Sa vie en tant que journaliste vous servira mieux que sa mort", a-t-il poursuivi.

Originaire du Michigan, Jill Carroll avait décidé dès 2002 qu'elle couvrirait le conflit en Irak et avait commencé à apprendre l'arabe dans ce but. Après avoir vécu en Jordanie un an, cette ancienne du Wall Street Journal était partie pour Bagdad, en 2003. Journaliste pigiste, elle y vivait un peu chichement et n'avait pas les moyens de se payer des garde du corps, selon ses amis.

D'après AFP

(Image d'archive : Jill Carroll)

le 21 janvier 2006 à 09:14
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3 Commentaires

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  • Roussin, le 21/01/2006 à 16h15

    Patrick tu dis le risque du métier ? Son métier c'est journaliste pas militaire. Quelle soit americaine européene son metier c'est de renseigner.Pas de mourir. J'espere quelle sera liberée,pas mal traitée sous pretexte qu'elle est americaine. Merci de me publier

  • Dowsher, le 21/01/2006 à 15h49

    J'ai ecoute la traduction de l'interview de sa mere et je pense qu'elle ne manque pas d'air , en diant "ma fille est innocente.....", et les filles de meres irakiennes sont -elles coupables de quelque chose ?!!! elles doivent toutes etres liberees irakiennes ou americaines . en ce qui concerne les femmes americaines ou europeennes a partir du moment ou elles ne participent pas au conflit de pres ou de loin et ne portent pas d'armes meme legeres ,elles doivent etre liberees ,dans le cas contraire c'est un soldat et connait les risques de son metier. si ce sont des journalistes et qu'elles viennent dans un but de propagande ou de proselytisme religieux quelque soit le culte ,c'est idem ,elles sont conscientes des risques . les irakiens sont musulmans a forte majorite. parents qui pleurent a la TV ou pas c'est la meme chose, les parents irakiens pleurent depuis plus longtemps.

  • Patrick, le 21/01/2006 à 11h12

    Bonjour c'est les risque du metier en temps de guerre elle savait ce qu'elle faisait

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