
Le nerf de la guerre est... financier. Alors que le Quartette qui réunit les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations unies, se retrouve lundi soir à Londres, il devra décider de la poursuite ou non de l'aide financière à l'Autorité palestinienne alors que le Hamas a été élu lors des élections de la semaine dernière. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a menacé de couper les vivres à l'Autorité palestinienne si le Hamas formait un gouvernement, ce qui paraît inévitable après sa victoire écrasante sur le Fatah.
En revanche, l'UE, premier bailleur de fonds des Palestiniens, veut donner un peu de temps au Hamas pour infléchir sa position sur Israël, l'économie palestinienne étant totalement tributaire de l'aide internationale. "Nous ne nous précipitons pas vers une décision pour l'instant", a déclaré lundi la commissaire européenne aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. La commissaire est favorable à une "sorte de période transitoire".
Reconnaissance mutuelle
Dans l'avion la conduisant à Londres dimanche, Mme Rice a demandé aux Européens de faire preuve de la même fermeté vis-à-vis du Hamas que celle manifestée par les Etats-Unis. On ne peut pas soutenir le processus de paix d'un côté, ce que nous faisons tous au sein du Quartette, et de l'autre côté soutenir les activités d'un partenaire à ces négociations ne reconnaissant pas l'existence de l'autre partenaire", a ajouté Mme Rice. Washington espère que la pression financière permettra d'obtenir du Hamas qu'il renonce soit aux attentats, soit à gouverner. Le Hamas a appelé lundi le Quartette à un dialogue "sans conditions" avec son mouvement et à poursuivre le versement de l'aide financière aux Palestiniens.
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