La commission d'enquête de l'Onu sur l'assassinat de Rafic Hariri a demandé à rencontrer le président syrien Bachar al-Assad et son ministre des Affaires étrangères Farouk Chareh et souhaite voir l'ancien vice-président syrien Abdel Halim Khaddam. "Nous attendons la réponse des autorités syriennes", a indiqué le porte-parole de la commission, qui a déjà essuyé un refus syrien par le passé.
Vendredi soir, Abdel Halim Khaddam a soutenu lors d'un entretien sur la chaîne satellitaire arabe al-Arabiya, que le président syrien avait proféré des menaces contre Rafic Hariri. Selon lui al-Assad ne pouvait ignorer le projet de son assassinat, "car aucun service de sécurité ne pouvait agir en dehors de la connaissance de M. Assad".
Rétorsion
Lundi, le gouvernement syrien a annoncé qu'il ouvrait une enquête sur le vice-président syrien démissionnaire, Abdel Halim Khaddam, qu'il accuse de corruption. "Le Conseil des ministres va prendre les mesures nécessaires pour faire juger Khaddam pour haute trahison, et pour ouvrir une enquête sur son implication dans une série d'affaires de corruption avec une saisie de ses biens", a indiqué la presse officielle.
La Commission d'enquête de l'ONU avait conclu dans deux rapports d'étape en octobre et en décembre à l'implication de responsables syriens et libanais dans l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais, le 14 février 2005 à Beyrouth. Elle avait rencontré cinq officiers syriens de la sécurité en novembre à Vienne et trois mois plus tôt en Syrie une dizaine de responsables de la sécurité.
D'après AFP
(Image d'archives : Bachar al-Assad)







