Ahmadinejad en campagne (LCI) © LCIQui possède la bombe atomique ? La réponse avec notre infographie
Après la reprise de l'activité à la centrale de Natanz et l'intransigeance du président Ahmadinejad, le transfert du dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU apparaît de plus en plus probable.
Reste à savoir si l'intervention militaire fait également partie, en dernier recours, des options envisagées par la communauté internationale. La réponse a tout d'abord été apportée jeudi matin par Jack Straw. Interrogé sur la BBC, le ministre britannique des Affaires étrangères a souligné que "dans les circonstances actuelles, ce ne serait pas concevable, ce ne serait pas approprié".
Assurant qu'il s'agissait également de la position des Etats-Unis, Jack Straw a expliqué que "l'Iran n'est pas l'Irak. Nous travaillons avec la communauté internationale pour résoudre cela d'une manière diplomatique et pacifique, c'est ce que nous continuons de faire". Un peu plus tard, lors de sa rencontre avec Angela Merkel, George W. Bush a confirmé qu'il souhaitait traiter le dossier de manière "diplomatique".
"Etape par étape"
Concernant des sacntions, Jack Straw explique "qu'il y aura pas nécessairement un régime de sanctions de l'Onu". "Cela sera sur la table", a-t-il ajouté, estimant que la simple menace de sanctions pourrait amener Téhéran à changer d'attitude, comme ce fut le cas pour la Syrie. De son côté, la France juge également "prématuré" de parler de sanctions pour l'instant. "Il faut procéder étape par étape" note le Quai d'Orsay.
Prochain rendez-vous diplomatique : la rencontre de lundi entre la troïka européenne (Allemagne, France, Royaume-Uni), les Etats-Unis, la Russie et la Chine pour préparer la prochaine réunion de l'exécutif de l'Agence internationale de l'Energie atomique -celle-ci devrait avoir lieu fin janvier-début février.
(photo afp-archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien)
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