
L'appareil militaire transportant Bernard Planche s'est posé vers 21h30, lundi soir, à l'aéroport militaire d'Orléans Bricy . Dès sa descente d'avion, l'ex-otage en Irak a embrassé ses proches, avant d'échanger quelques mots avec le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui était également sur place pour l'accueillir.
Aux nombreux journalistes venus l'attendre sur le tarmac, il n'a livré qu'une courte déclaration, s'excusant pour son état de fatigue, et sans fournir de détails sur les conditions de sa détention ou de sa libération. Il avait été enlevé le 5 décembre par des inconnus armés devant son domicile, à l'ouest de Bagdad. Les versions diffèrent quant aux circonstances de la libération samedi près de la capitale irakienne.
"Je ne serai pas bavard"
"Bonjour à tous. Je suis très heureux de revenir à la civilisation et de retrouver le sol français", a déclaré l'ex-otage. "Ma déclaration sera brève parce que je suis un peu affaibli. Je ne serai donc pas bavard sur les conditions de mon enlèvement et de ma détention". Affirmant qu'il s'adresserait ultérieurement à la presse, Bernard Planche a remercié notamment le président Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy et les services spécialisés du ministère de la Défense, les médias qui ont sensibilisé les pouvoirs publics, en France mais aussi aux Etats-Unis et en Irak.
Il a salué en particulier la radio RFI, qui a diffusé "les seuls (messages) que je pouvais recevoir pendant (s)a détention". Il s'est ensuite dirigé vers un bâtiment à l'écart pour le classique "debriefing" que subissent les ex-otages en Irak, ce long interrogatoire d'un à deux jours sa détention.
"Notre silence n'a pas été compris"
![]() |
| Bernard Planche retrouvant sa famille à sa descente d'avion - DR |
Guère plus loquace, Philippe Douste-Blazy avait déclaré un peu plus tôt depuis le tarmac de l'aéroport : "Les autorités françaises auront une fois de plus assuré leur mission d'aide et d'assistance aux Français qui sont en difficulté à l'étranger", avant de renouveler ses conseils de prudence à tous ceux qui seraient tentés de se rendre en Irak.
La famille de Bernard Planche a justifié son choix de la "discrétion" pendant la détention de l'ingénieur au nom de la sécurité, et a lancé un appel à la libération de tous les otages encore détenus. "Notre silence ne semble pas avoir été toujours bien compris. Des rumeurs parfois provocatrices ont circulé, des reproches nous ont même été adressés. La famille Planche traiterait avec légèreté le sort de l'un des siens. Vous l'avez compris, c'est tout à fait l'inverse", ont écrit le frère et la fille de l'otage, remerciant entre autres RSF, l'ancienne otage Florence Aubenas, ainsi que Radio Orient et la chaîne Al-Arabiya qui avait diffusé une vidéo transmise par les ravisseurs, puis l'appel de la famille.
Photo d'ouverture : Bernard Planche téléphonant après sa libération - DR
Retour MYTF1

Chargement en cours...




