Première nuit en France pour Bernard Planche

le 10 janvier 2006 à 06h30 , mis à jour le 10 janvier 2006 à 07h33

L'ex-otage français en Irak est arrivé lundi soir, vers 21h30, à l'aéroport militaire d'Orléans. Après avoir embrassé sa famille, il a été accueilli par Philippe Douste-Blazy. Au cours d'une brève déclaration, il a remercié tous ceux qui ont permis sa libération, sans évoquer les conditions de sa détention.

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L'appareil militaire transportant Bernard Planche s'est posé vers 21h30, lundi soir, à l'aéroport militaire d'Orléans Bricy . Dès sa descente d'avion, l'ex-otage en Irak a embrassé ses proches, avant d'échanger quelques mots avec le ministre des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, qui était également sur place pour l'accueillir.

Aux nombreux journalistes venus l'attendre sur le tarmac, il n'a livré qu'une courte déclaration, s'excusant pour son état de fatigue, et sans fournir de détails sur les conditions de sa détention ou de sa libération. Il avait été enlevé le 5 décembre par des inconnus armés devant son domicile, à l'ouest de Bagdad. Les versions diffèrent quant aux circonstances de la libération samedi près de la capitale irakienne.

"Je ne serai pas bavard"

"Bonjour à tous. Je suis très heureux de revenir à la civilisation et de retrouver le sol français", a déclaré l'ex-otage. "Ma déclaration sera brève parce que je suis un peu affaibli. Je ne serai donc pas bavard sur les conditions de mon enlèvement et de ma détention". Affirmant qu'il s'adresserait ultérieurement à la presse, Bernard Planche a remercié notamment le président Jacques Chirac, Philippe Douste-Blazy et les services spécialisés du ministère de la Défense, les médias qui ont sensibilisé les pouvoirs publics, en France mais aussi aux Etats-Unis et en Irak.

 Il a salué en particulier la radio RFI, qui a diffusé "les seuls (messages) que je pouvais recevoir pendant (s)a détention". Il s'est ensuite dirigé vers un bâtiment à l'écart pour le classique "debriefing" que subissent les ex-otages en Irak, ce long interrogatoire d'un à deux jours sa détention.

"Notre silence n'a pas été compris"

Bernard Planche retrouvant sa famille à
sa descente d'avion - DR

Guère plus loquace, Philippe Douste-Blazy avait déclaré un peu plus tôt depuis le tarmac de l'aéroport : "Les autorités françaises auront une fois de plus assuré leur mission d'aide et d'assistance aux Français qui sont en difficulté à l'étranger", avant de renouveler ses conseils de prudence à tous ceux qui seraient tentés de se rendre en Irak.

La famille de Bernard Planche a justifié son choix de la "discrétion" pendant la détention de l'ingénieur au nom de la sécurité, et a lancé un appel à la libération de tous les otages encore détenus. "Notre silence ne semble pas avoir été toujours bien compris. Des rumeurs parfois provocatrices ont circulé, des reproches nous ont même été adressés. La famille Planche traiterait avec légèreté le sort de l'un des siens. Vous l'avez compris, c'est tout à fait l'inverse", ont écrit le frère et la fille de l'otage, remerciant entre autres RSF, l'ancienne otage Florence Aubenas, ainsi que Radio Orient et la chaîne Al-Arabiya qui avait diffusé une vidéo transmise par les ravisseurs, puis l'appel de la famille.




Photo d'ouverture : Bernard Planche téléphonant après sa libération - DR

le 10 janvier 2006 à 06:30
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16 Commentaires

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  • Pierre, le 10/01/2006 à 10h48

    Arrêtons de fantasmer! Croyez vous une minute que le Président de la République aurait, lors ses voeux devant des millions de téléspectateurs le 31 décembre dernier, cité le nom d'un agent de la DGSE en mission en Irak, arrêté et gardé en otage en espérant que ses ravisseurs écoutent. C'est sûr, il n'y a pas eu tous le tintamarre de CHESNOT et MALBRUNOT( désolé pour l'orthographe) et Mme AUBENAS. Beaucoup moins de personne se sont investis pour cet otage. Quand un otage n'est pas journaliste, c'est un espion. S'il vous plait, arrêtez!

  • Hervé, le 10/01/2006 à 10h35

    Je suis un peu du même avis que Yohann de Paris. Tout les éléments de cette libération sont troublants. En plus de ceux cités par Yohan,je rajouterais que le président Chirac ne s'est pas déplacé pour l'acceuillir, comme il l'avait fait dans le passé. Par contre, si Bernard Planche était vraiment un agent DGSE ou autre (??) , je trouve étonnant que nous étions informé de son enlèvement. Hervé- Londres

  • Lo-Ran, le 10/01/2006 à 10h31

    Je suis de l'avis de "Yoann, Paris". Trop louche comme histoire pour être honnête. Il y a trop d'intrigues dans cette histoire.

  • Lucien, le 10/01/2006 à 09h45

    Tous mes voeux à Bernard Planche et à sa famille. Un peu triste de voir que comme le disait Lafontaine "suivant que vous soyez puissant ou misérable" on se mobilise pour les uns et pas pour les autres. La compassion à 2 vitesses n'est pas d ela compassion ! Que son ONG ne soit pas connue est-ce une tare ?

  • Manu, le 10/01/2006 à 09h10

    Orléans, QG du 11 ème choc, unité de la DGSE...

  • Nicedeville, le 10/01/2006 à 08h27

    Un espion americain ??

  • Vastre, le 10/01/2006 à 07h20

    Affaire extrêmement curieuse, du début à la fin, y compris le retour à Orléans et non à Villacoublay. Même les médias sérieux y perdent leur latin ! Espionage ? Négoce d'armes ?

  • Lola, le 10/01/2006 à 06h43

    Que faisait cet homme en Irak? il était seul,il ne suivait pas les conseils de prudence,les mises en garde!après son enlèvement,ses ravisseurs exigeaient que la France se retire d'Irak... où elle n'est pas!Il y a des questions qui resteront sûrement sans réponse!

  • Dominique, le 10/01/2006 à 06h19

    Foutez-lui la paix, bong sang! LCI aura-t-il la force et le courage de me publier?

  • Dominique, le 10/01/2006 à 05h34

    Tant mieux pour sa famille mais arrêtez de nous bourer le crâne avec vos infos, ce type est sûrement un espion français, comme cette allemenade soi-disant archéologue. ils n'ont rien à faire làs-bas mais s'ils y vont tant pis pour eux, marre de ces infos

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