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Le Proche-Orient suspendu à la santé de Sharon


le 07 janvier 2006 à 20h56
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Crédits : afp

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MondeDe nombreux Israéliens se sont rendus devant l'hôpital où est soigné leur Premier ministre afin de prier pour son rétablissement. Son état de santé est attentivement suivi sur la scène internationale : Condoleezza Rice a annulé un déplacement en Indonésie et en Australie, pour suivre la situation depuis Washington.

Israéliens et dirigeants à travers le monde s'apprêtent à la fin de l'ère Sharon, partagés entre la crainte de nouvelles violences au Proche-Orient et un espoir de paix, après des dizaines d'années de conflit. Coutumiers des crises, tant politiques que militaires, des Israéliens ont prié pour leur chef de gouvernement, certains choisissant de se rendre à l'hôpital pour exprimer leur sympathie avec leur dirigeant.

Plusieurs centaines de journalistes du monde entier et de curieux étaient toujours massés samedi devant l'entrée des urgences de l'hôpital. Les deux fils d'Ariel Sharon, de nombreux conseillers et membres de son entourage politique se trouvent à l'hôpital et sont informés régulièrement de l'état de santé du Premier ministre.

La mise en garde de Marwan Barghouthi à Mahmoud Abbas

Les implications d'un éventuel décès d'Ariel Sharon, qui avait commencé à redessiner les frontières entre Israël et les Palestiniens en se retirant de la bande de Gaza l'été passé, sont encore difficiles à évaluer. La situation inquiète de nombreux dirigeants à travers la planète. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a ainsi annulé un déplacement en Indonésie et en Australie, préférant suivre à Washington l'évolution de l'état de santé d'Ariel Sharon.

La dégradation de son état de santé coïncide avec le chaos sécuritaire dans la bande de Gaza et en Cisjordanie et l'affaiblissement du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas à l'approche des législatives palestiniennes du 25 janvier. Dix Palestiniens, dont huit policiers, ont été blessés par balles, et l'un des policiers a été sérieusement atteint, dans des heurts à Deir-al Balah, dans le centre de la bande de Gaza, lors d'une tentative d'arrestation d'un homme recherché. Marwan Barghouthi, un chef très populaire de l'Intifada et du Fatah emprisonné en Israël, a pour sa part mis en garde Mahmoud Abbas contre une exploitation de cette crise pour repousser les élections palestiniennes du 25 janvier. "L'élection est une question palestinienne et ne doit pas être liée à des préoccupations étrangères comme ce qui se passe en Israël avec Sharon", a affirmé Barghouthi, qui purge cinq peines de prison à vie, dans une déclaration publiée par la presse palestinienne.

Photo d'ouverture : archives

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