Seule une trêve est envisageable pour le Hamas

le 29 janvier 2006 à 10h40 , mis à jour le 29 janvier 2006 à 14h55

Un des dirigeants du parti islamiste, vainqueur aux législatives palestiniennes, a une nouvelle fois rejeté une reconnaissance d'Israël. Le Premier ministre de l'Etat hébreu a rappelé qu'il s'agissait d'un préalable à tout dialogue.

[Expiré] [Expiré] hamas joie victoire © afp

Le Premier ministre israélien par intérim Ehud Olmert a exigé dimanche que le mouvement radical islamiste Hamas, vainqueur des législatives palestiniennes, annule sa charte appelant à la destruction d'Israël. "Nous exigeons que le Hamas annule sa charte, et reconnaisse le droit d'Israël à vivre dans des frontières sûres et reconnues, ainsi que tous les accords, ententes et engagements de l'Autorité palestinienne", a affirmé Ehud Olmert.

Si le Hamas n'envisage pas de reconnaître Israël et entend poursuivre sa lutte armée malgré sa victoire politique, un de ses responsable dans la bande de Gaza a laissé entendre dans le Sunday Telegraph qu'une trêve à long terme (une hudna) était envisageable. "Le monde ne doit pas nous craindre", a par ailleurs estimé Mahmoud Zahar, à l'exception - cela va de soi... - des Israéliens qu'il qualifie de "voleurs de terre". "On ne considère pas l'Amérique comme notre ennemi", a-t-il complété, estimant que le président George Bush détenait la clé de la paix dans la région.

Le Fatah dans l'opposition

"Donnez nous une chance de vivre comme des êtres humains" et les attaques suicide contre Israël "prendront fin", a-t-il encore déclaré sur CBS. Position israélienne sur cette question : que cessent d'abord les attaques terroristes. Le ministre israélien de la Défense, Shaoul Mofaz, a d'ailleurs déjà averti que les chefs du Hamas ne jouiront d'aucune "immunité", s'ils persistent dans leurs attaques "terroristes" contre Israël.

Du côté du Fatah, qui conserve une minorité de blocage dans la nouvelle assemblée, les Brigades des martyrs d'al-Aqsa, la faction armée du mouvement, ont publiquement réclamé  la démission du comité central du parti. Ce dernier devait se réunir dimanche après-midi en présence du dirigeant Mahmoud Abbas. Il apparaît d'ores et déjà comme impossible que le parti laïc, puisse siéger dans un gouvernement de coalition dirigé par des islamistes.

Le président Abbas, qui conservera la main sur la politique étrangère, devrait se rendre lundi à Gaza pour y rencontrer les dirigeants du Hamas et leur demander de former le prochain gouvernement. Selon des résultats définitifs et officiels, le mouvement islamiste aura 74 sièges sur les 132 que compte le Conseil législatif. Le Fatah, de son  côté, a remporté 45 sièges.

le 29 janvier 2006 à 10:40
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2 Commentaires

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  • Lo-Ran, le 29/01/2006 à 17h05

    Ce qui m'attriste est de voir que les palestiniens ont voté pour un "gouvernement" dont la politique était le terrorisme. Les palestiniens seront perdants car il n'y aura pas de vie paisible au moyen orient tant qu'un "gouvernement" conciliant ne verra pas le jour.

  • Strym, le 29/01/2006 à 16h31

    Le hamas au pouvoir....sharon disparait...le fatah ds l'opposition...l'iran en "ligne de mire"...que d'agitation en perspective...et pr quel resultat??

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