
Christophe Beck, 60 ans, un éleveur français, originaire de la Meuse et longtemps établi à Millas (Pyrénées-Orientales) avant de s'installer au Venezuela, près de Barinas, au sud ouest de Caracas, a été enlevé le 13 décembre dernier, a-t-on appris auprès de ses proches à Corbère (Pyrénées-orientales). Les ravisseurs demandent 100 millions de bolivars (40.000 euros) avant le 15 janvier pour relâcher l'éleveur.
Il y a 13 ans, Christophe Beck avait vendu son entreprise de charpente métallique à Millas pour aller s'établir sur 1.200 ha près de Barinas, où il élevait depuis 1.200 zébus blancs avec l'aide de sa famille.
Des rapts de droit commun
Le 13 décembre dernier vers 6H00 de matin, cinq hommes non masqués, sont entrés dans sa maison, ont ligoté famille et employés, volé bijoux et argent (2.000 euros et 400.000 bolivars), puis sont repartis dans le 4X4 de l'éleveur en l'emmenant, a précisé son épouse jointe au téléphone au Venezuela par le quotidien catalan l'Indépendant.
Selon Francesca, fille de Christophe Beck demeurée en France, l'insécurité va croissant dans cette partie du Venezuela assez proche de la Colombie. Deux autres éleveurs avaient été enlevés dans la même zone l'an dernier, dont un femme de 70 ans, libérée la veille de l'enlèvement de l'éleveur.
Celui-ci avait d'ailleurs décidé de mettre sa propriété en vente devant la multiplication des enlèvements crapuleux dans la région. Les groupes qui pratiquent ces rapts de droit commun trouvent généralement refuge dans la zone frontalière avec la Colombie, toute proche, selon la même source.
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