© DR23 février 2002-23 février 2006 : Ingrid Betancourt, alors en campagne comme candidate des Verts à la présidentielle colombienne, a disparu dans la jungle il y a quatre ans jour pour jour, enlevée par la guérilla marxiste des FARC.
Sa dernière vidéo remonte désormais à deux ans et demi -août 2003- avec la diffusion d'une cassette tournée par les geôliers après le 5 mai de la même année. Au début du mois, le directeur de l'hebdomadaire communiste Voz a fait savoir que les FARC allaient fournir une nouvelle "preuve de vie" prochainement.
Peu d'espoir dans l'immédiat
Côté espoir de libération, le gouvernement et la guérilla affirment l'un et l'autre être favorables à un échange d'otages des FARC contre des rebelles détenus dans les prisons colombiennes. Mais ils s'affrontent en permanence sur ses modalités, notamment sur les lieux de négociation.
Surtout, avec l'approche de la présidentielle de mai, les FARC affirment avec fermeté qu'elles feront tout pour s'opposer à la réélection de leur pire ennemi, Alvaro Uribe. Ainsi les mission européennes de bons office piétinent quelles que soient les propositions. En juillet déjà Raul Reyes, le numéro deux des FARC, déclarait ainsi : "Si Uribe est réélu, Ingrid pourrait passer quatre ans supplémentaires en détention".
Faible mobilisation en Colombie
Ce jeudi, Yolanda Pulecio, sa mère, et le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, se sont adressés à Ingrid Betancourt et à tous les otages sur la radio privée Radio Caracol. Des portraits ont également été affichés sur la façade de la mairie de Bogota et un concert sera donné sur la grande place Bolivar tandis qu'une messe sera célébrée dans la cathédrale de la capitale.
Mais contrairement à la France, Ingrid Betancourt n'est pas très populaire en Colombie. Elle ne mobilise pas les foules dans un pays et n'est qu'un otage parmi les 1 600 détenus par les FARC.
(photo d'archives : Ingrid Betancourt)
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