© LCIUne perquisition, à laquelle ont pris part entre vingt et trente gendarmes en civil, s'est déroulée samedi soir dans une villa de San Sicario occupée par la délégation autrichienne pour la durée des Jeux olympiques d'hiver de Turin. Le CIO a annoncé peu après avoir effectué des tests antidopage sur les athlètes de ski de fond et de biathlon sur la foi d'informations de l'Agence mondiale antidopage indiquant la présence dans la résidence privée de Walter Mayer.
Cet ancien entraîneur de l'équipe est interdit de JO jusqu'en 2010 à Vancouver pour son implication dans une affaire de transfusion sanguine lors des Jeux de Salt Lake City en 2002. Mayer, suspendu à vie par la Fédération internationale de ski depuis 2003, avait été interdit d'olympiade par le CIO après que deux de ses athlètes, son fils Marc Mayer et Achim Walcher eurent été convaincus de dopage à la suite de la découverte de matériel de transfusion sanguine dans une maison occupée par les fondeurs autrichiens lors des Jeux de Salt Lake City en 2002.
"Seulement Walter Mayer"
Les opérations, qui ont duré quelques heures et se sont terminées peu après minuit, ont été dirigées par le procureur général du parquet de Turin Marcello Maddalena. Selon des informations de source judiciaire, l'enquête a été ouverte pour violation de la loi sur le dopage qui punit non seulement l'utilisateur de substances prohibées mais aussi celui "qui à quel que titre que ce soit, favorise l'utilisation de produits pharmaceutiques ou de substances biologiquement actives interdites". Durant la perquisition une dizaine d'athlètes autrichiens concernés par l'opération était rassemblée au rez-de-chaussée et assis sur des divans devant des postes de télévision.
Le directeur technique de l'équipe autrichienne, Markus Gandler, a fait part de son étonnement et de sa consternation à la fin de l'opération. "Je crois que cela concerne seulement Walter Mayer, a-t-il déclaré. Les athlètes étaient tous sous le choc. Je n'ai pas la moindre idée de ce que la police italienne recherche." La loi italienne antidopage, plus sévère que le règlement de l'Agence mondiale antidopage, assimile le dopage à un crime et prévoit des peines de prison pouvant aller de trois mois à trois ans pour des athlètes convaincus de tricherie.
D'après AFP
(Image LCI : samedi soir à Turin)
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