Les godes de la discorde

le 24 février 2006 à 17h49 , mis à jour le 24 février 2006 à 18h06

Un réseau de pharmacies de la capitale italienne a récemment mis en vente des gadgets sexuels pour hommes et femmes. Mais la polémique provoquée par cette initiative les a contraintes à plus de discrétion dans la promotion de ces objets. Embarras à la mairie de Rome...

pharmacie officine médicaments © TF1

"It's time to change your toys" ("Il est temps de changer tes jouets"). C'est ce qu'affirmaient jusqu'à vendredi dans diverses pharmacies romaines des présentoirs vantant les mérites de deux modèles de jouets sexuels, un vibromasseur de forme oblongue et légèrement courbée et un "anneau stimulant" conçu pour les hommes. Mais ces renforts de publicité ont été retirés des pharmacies de la capitale italienne qui avaient pris l'initiative de les exposer.

"Pour que la présence de tels produits en pharmacie ne comporte pas de situation d'embarras pour les usagers, la disposition a été modifiée au profit de lieux plus réservés", a indiqué dans un communiqué le conseil d'administration de la Farmacap, la société publique de la mairie de Rome, qui gère une trentaine de pharmacies dans la capitale italienne. Les objets, accompagnés de gels variés, restent toutefois proposés aux clients qui en feront la demande, pour des prix compris entre 65 et 75 euros.

"Aides ou instruments sanitaires"

La Farmacap a passé un accord avec le groupe Durex pour distribuer ces ustensiles. Elle affirme que ces derniers "sont enregistrés comme aides ou instruments sanitaires par le code Degrassi, qui catalogue les produits pharmaceutiques en Italie". La société considère en effet qu'ils peuvent avoir un caractère sanitaire en aidant les personnes souffrant de difficultés sexuelles.

Mais la vente en pharmacie de ces objets de plaisir pour le corps suscite l'embarras de la mairie de Rome. L'adjointe aux politiques sociales de la Ville, Raffaela Milano, a assuré vendredi qu'elle avait découvert l'accord entre Durex et la Farmacap grâce aux "agences de presse". Elle déclare aussi avoir pris contact avec la Farmacap pour "vérifier la compatibilité de ces produits avec la finalité des pharmacies communales". Une position qui ne satisfait guère l'opposition de droite. "Il ne manque plus qu'une nomination de Rocco Siffredi comme adjoint au social pour compléter le tableau", s'est insurgé un responsable d'Alliance nationale (droite conservatrice), Giuseppe Sorrenti.

Photo d'ouverture : archives

le 24 février 2006 à 17:49
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