Israël depuis l'absence de Sharon

Par Par D.S. (d'après AFP), le 11 février 2006 à 11h59 , mis à jour le 11 février 2006 à 12h05

Depuis l'attaque cérébrale d'Ariel Sharon, le 4 janvier, les fonctions de Premier ministre sont assurées par le vice-Premier ministre Ehud Olmert. Entre-temps les islamistes du Hamas sont sortis vainqueurs des législatives palestiniennes.

[Expiré] [Expiré] ariel sharon et ehud olmert © AFP

Lors de l'hospitalisation d'Ariel Sharon, le 4 janvier, le vice-Premier ministre et ministre des Finances Ehud Olmert prend en charge l'intérim du pouvoir, conformément à la loi fondamentale. Le lendemain, le gouvernement israélien annonce le maintien des élections générales anticipées le 28 mars. A cette époque, les sondages créditent Kadima, la formation nouvellement fondée par Sharon, d'un score record de quelque 45 mandats sur 120. Le 9 février dernier, les études vont toujours dans le même sens. Là encore, c'est Olmert qui a repris le flambeau le 16 janvier. L'ancien dirigeant travailliste Shimon Peres confirme son soutien à Kadima.

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Au Likoud, le parti conservateur, des primaires sont organisées le 12 janvier pour désigner les candidats aux législatives, tandis que trois ministres de cette formation quittent le gouvernement. Plus de la moitié des candidats sont opposés au retrait de la bande de Gaza, décidé et mis en œuvre par Ariel Sharon peu avant son accident cérébral. Ehud Olmert remanie son cabinet, confiant le ministère des Affaires étrangères à madame Tzipi Livni. Ce gouvernement, très restreint, est composé de dix ministres issus de Kadima. Il poursuit la décolonisation. Le 1er février, la police prend d'assaut neuf maisons de la colonie sauvage d'Amona en Cisjordanie.

Depuis l'hospitalisation d'Ariel Sharon, les relations avec les Palestiniens se sont aussi nettement dégradées. Le 19 janvier, 19 Israéliens sont blessés dans un attentat suicide à Tel Aviv revendiqué par le Jihad islamique. La trêve est rompue. Le 25 janvier se déroulent les législatives palestiniennes que remportent les islamistes du Hamas. Le lendemain, le gouvernement israélien exclut catégoriquement des pourparlers avec un pouvoir dans lequel figurerait une" organisation terroriste réclamant la destruction d'Israël". Cinq jours plus tard, Israël décide de geler des fonds dus à l'Autorité palestinienne. Le 6 février, Israël réitère sa menace : pas d'argent pour le Hamas.

(Image d'archive : Ariel Sharon et Ehud Olmert)

Par Par D.S. (d'après AFP) le 11 février 2006 à 11:59
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