© INTERNEA sa mort, en 1981, Bob Marley a laissé en héritage un répertoire musical et spirituel unique ainsi que 30 millions de dollars mais pas de testament. Une somme qui a provoqué bien des convoitises et donné lieu à des batailles féroces, et pas seulement devant les tribunaux (lire : "Big business autour d'une idole"). "Son corps n'était pas encore froid dans sa tombe que les charognards se disputaient déjà ses possessions terrestres", avait ainsi lâché Cedella Booker, la mère du chanteur (1). Les années ont passé mais la question n'est toujours pas réglée.
Bob Marley, un mythe toujours vivant
Il y a 30 ans, le 11 mai 1981, le chanteur jamaïcain disparaissait prématurément, emporté par un cancer. Apôtre de la non violence, il a popularisé le reggae et le mouvement rastafari, dont il reste encore la figure emblématique.
Publié le 10/05/2011
Un des fils de Bob Marley regrette d'avoir trop parlé
Ky-Mani Marley, l'un des fils de la légende du reggae, était en bisbille avec son éditeur, accusé d'avoir déformé ses propos, peu amènes sur le clan Marley. Les deux parties ont trouvé un accord.
Publié le 17/03/2010
Nouvelle illustration avec l'ouverture jeudi dernier à Londres d'un procès contre la maison de disques Universal/Island Records. Le plaignant est le bassiste de Bob Marley, Aston Barrett, qui réclame une indemnisation de 60 millions de livres (86 millions d'euros) pour des sommes non reçues alors qu'il faisait partie des Wailers, le groupe qui accompagnait le chanteur. Aston, surnommé "Family Man" (il est le père de 52 enfants), et son frère Carlton (à la batterie) en constituait l'ossature. Selon l'avocat du bassiste, les deux frères, qui étaient deux musiciens réputés du milieu reggae (ils ont notamment travaillé avec le producteur Lee Scratch Perry), sont d'ailleurs "largement responsables" du son qui a rendu célèbre Bob Marley.
"Société de fait"
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Par ailleurs, Aston Barrett a co-signé avec Marley plusieurs chansons pour lesquelles il affirme n'avoir pas perçu de droits d'auteur. Les avocats d'Universal opposent que selon un accord conclu en 1994, les Wailers ont renoncé à ces droits en échange du versement de 500.000 dollars. A la fin des années 80, précise Me Bertrand, "les Wailers ont découvert que Rita Marley [la veuve du chanteur, NDLR] avait vendu pour 8 millions de dollars des actifs à Island Logic", une société fondée par Chris Blackwell, l'ex-producteur de Bob Marley. "Pour moi, des actifs, ce sont des biens matériels", lâche l'avocat. Traduction : l'accord signé par les Wailers ne portait pas sur la propriété des enregistrements et donc sur les revenus qui en découlent. Le procès de Londres, qui durera trois semaines, devrait également statuer sur ce point.
Pour ne pas gêner le procès de Londres, Me Bertrand a mis entre parenthèse une procédure en France à l'encontre d'Universal pour le compte d'ex-Wailers : Tyrone Downie (qui vit en France), Junior Marvin, Marcia Griffith et Judy Mowatt. "Si la plainte [de "Family Man", NDLR] est reconnue à Londres, cela entraînera une transaction de facto", qui bénéficiera à tous les Wailers, assure-t-il. En attendant, sur le site officiel Bobmarley.com, la page consacrée à Aston Barrett "n'est plus disponible".
(1) citée par Maureen Sheridan dans L'Intégrale Bob Marley, éditions Hors Collection.
photos : Universal/Island Music
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