Berlusconi quitte le plateau du JT

le 13 mars 2006 à 09h13 , mis à jour le 13 mars 2006 à 22h05

Coup de théâtre sur le plateau du journal télévisé de Rai 3 : à un mois des législatives, le Premier ministre italien a quitté l'enregistrement avant la fin de l'interview, après s'être querellé avec la journaliste qui l'interrogeait.

TF1/LCI Berlusconi Rai Prodi 12 mars 2006. Excédé par les questions de la journaliste, qui ne cache pas sa sympathie pour la gauche, Silvio Berlusconi quitte le plateau de la Rai 3 en pleine émission.

"J'exige que vous me laissiez répondre sinon je me lève et je m'en vais", a lancé Silvio Berlusconi  à Lucia Annunziata, la journaliste de la Rai 3 qui l'interrogeait sur sur son soutien à George Bush dans la guerre en Irak. Une minute plus tard, le chef du gouvernement tenait sa promesse et s'en allait, avant la fin de l'enregistrement.

Sivio Berlusconi et la journaliste, Lucia Annuziata, n'ont cessé, dès le début de l'entretien, de parler en même temps et de se couper la parole. "Vous profitez de ma bonne éducation", a lancé Silvio Berlusconi quelques minutes à peine après le début de l'interview.  Les piques entre la journaliste, proche du centre-gauche, coutumière d'un style incisif d'interviews peu fréquent en Italie, et le chef du gouvernement se sont poursuivies tout au long de l'entretien. "Si vous me donniez une minute pour m'expliquer", s'est exclamé Silvio Berlusconi, mais sans réussir à faire taire la journaliste.

Une émission difficile à suivre

Le directeur du journal télévisé de RAI 3, Antonio Di Bella, après avoir parlé avec les deux parties, "a décidé de transmettre l'émission comme si elle était en direct, sans rien enlever ni ajouter", et celle-ci a été diffusée sur la chaîne en début d'après-midi. L' émission fut difficile à suivre car les voix des deux interlocuteurs se superposaient en permanence.

A moins d'un mois des élections législatives des 9 et 10 avril en Italie, le gouvernement de centre-droite de Berlusconi est devancé de 3,3 points dans les sondages par l'opposition de centre-gauche. Le chef du gouvernement comptait sur ses interventions dans les médias pour rattraper son retard. Il se pourrait que sa fougue d'hier ne joue pas en sa faveur. 
 

Premier débat Berlusconi-Prodi mardi


Silvio Berlusconi et son rival Romano Prodi s'affronteront mardi soir pour leur premier débat télévisé sur la chaîne publique Rai Uno. Un second face à face est prévu le 3 avril.

Les deux hommes se sont déjà affrontés en 1996 et Romano Prodi avait à chaque fois dominé son rival. Les sondages de ces dernières semaines donnent la coalition de centre-gauche victorieuse gagnante avec en moyenne 4 points d'avance.

photo : Silvio Berlusconi quitte le plateau. Emission de dimanche sur la Rai 3. 

le 13 mars 2006 à 09:13
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14 Commentaires

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  • Jean_2, le 13/03/2006 à 17h05

    Personnellement je ne defends pas la politique de mr Berlusconi mais quand les medias et surtout certains journalistes adoptent un rythme de conversation malpolis/insultant/et surtout ayant vocation a "EMPECHER" leurs interlocuteurs de "se faire comprendre" par les peuples, alors je trouve qu il a eut franchement raison il serait tres necessaire que les journalistes (et surtout chez nous)ce rappellent que "eux" n ont pas etaient "élus" par le peuple et donc a ce titre ils ont une responsablilité de "partialité" vis a vis des gens et du systeme, en effet les journalistes ce posent trop souvent en opposants au differents discours politiques alors que ce roles appartient aux hommes et femmes politiques engagés. Si pendant 30 ans nos médias n en avez pas fait qu a leur tete vis a vis de la representation des differents dialogue politiques, nous n en serions peut etre pas la aujourd hui .... il est ABERENT que dans notre pays il y est 4 fois plus d emissions de TV realité que d emissions de POLITIQUE... merci de me publier

  • Terry, le 13/03/2006 à 16h38

    Je n'ai pas vu l'interview, mais la description qui en est faite me rappelle beaucoup la pratique de certains journalistes Americains (surtout de gauche) qui invitent des personalites politiques (surtout de droite) dans le seul but de leur faire la lecon, les humilier, ou leur mener proces en direct a l'antenne. Ils parlent constamment, les insinuations lourdes de charges suivies par des rafales de questions auxquelles ils ne donnent pas le temps de repondre a leur interlocuteur. Mais en general les telespectateurs y voient clair, et dans l'opinion publique ce genre de methode a tendance a se retourner contre ceux qui les pratiquent et a beneficier a la popularite de la victime. Un beau cadeau pour Berlusconi...

  • Dujardin, le 13/03/2006 à 16h32

    Votre article et faux l'entretien n'est pas un JT mais une émission de 15 minutes cette journaliste de la rai qui est de gauche n'a pas arreté de faire des demande sur les conflits avec la rai et son groupe mediaset Mr berlusconi a répondu . au bout de dix minutes il a dit je voudrais quand meme parler de mon programme pour L'ITALIE C'est alors que la journaliste lui a dit ici c' est moi qui decide alors MR berlusconi a dit piusque c'est comme ça je m'en vais voila la vérité avant de passer un article vérifier vos INFO merci

  • Ah, le 13/03/2006 à 15h25

    Si la nénette ne le laissait pas parler, la bonne chose à faire était en effet de la laisser poursuivre son monologue toute seule. L'article ne dit pas ce qui s'est passé après, j'aurais voulu voir la tronche de la journaliste voyant son interlocuteur se tirer, ça m'aurait amusé.

  • Bastos, le 13/03/2006 à 14h51

    Quelle intolérance ces journalistes de gauche! Bravo Mr Berlusconi. Je suis sure que votre geste de liberté vous apportera des points. Cette journaliste a eu un comportement odieux, digne des procés staliniens.

  • Marc, le 13/03/2006 à 14h13

    L'art de la mise en scène et du théatralisme à la Sylvio! Aussi croustillant que sa prétendue abstinence sexuelle avant les élections, c'est dire à quel point c'est vide tout ça.. J'aime bcp la remarqueun brin ironique de Alain, Paris. :D

  • Alain, le 13/03/2006 à 14h12

    Cela me rappelle certaines émissions "politiques" de la TV française où il y a toujours un déséquilibre voulu entre les intervenants de gauche et ceux de droite (en faveur de la gauche, évidemment)

  • Marlène, le 13/03/2006 à 14h02

    Je ne le défends pas, mais ce n'est pas parce que c'est un politicien qu'il faut en oublier les bonnes manières. Il était là pour s'expliquer, que ces actions soient bonnes ou non, il a tout de même le droit de parole. C'est ce qu'on appelle la démocratie !

  • Chris, le 13/03/2006 à 13h22

    Donc il y a pire que les journalistes Français...qui pourtant coupent la parole en permanence! Quel manque de professionalisme...

  • Marc, le 13/03/2006 à 13h02

    Bon exemple des abus des journalistes qui tentent de s'imposer comme 4eme pouvoir, alors que leur code de déontologie les oblige en théorie a etre objectifs et a ne pas exposer leurs opinions par le biais de leurs médias. Meme si Berlusconi est loin d'etre un sain, aucun journaliste n'a le droit de débattre avec un homme politique à égalité; le role de journaliste doit etre la neutralité et la transmission de la réalité à la population...on en est loin dans cet exemple.

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