© AFP PHOTO / VIKTOR DRACHEVPlus de cent policiers des forces anti-émeute ont participé vendredi avant l'aube à une opération sur la place d'Octobre, à Minsk, où plus de deux cents manifestants protestaient contre la réélection du président Alexandre Loukachenko. La police a embarqué ces derniers, dont un diplomate polonais honoraire. Sitôt les autobus partis, quatre tracteurs équipés de lames de chasse-neige sont rapidement entrés en action pour nettoyer le pavé et faire tomber les dernières tentes.
Cette opération a permis aux autorités de Minsk d'éliminer un foyer d'opposition symbolique, étonnamment toléré depuis lundi et qui était devenu le centre des manifestations quotidiennes autour de l'opposant Alexandre Milinkevitch, avant la grande manifestation prévue samedi. Jeudi soir encore, 2000 personnes s'étaient réunies autour de ce village de tentes rudimentaire sur la place d'Octobre.
"C'est la dernière dictature en Europe"
La présidence autrichienne de l'Union européenne a appelé les autorités biélorusses à libérer les personnes arrêtées dans la nuit à Minsk et à respecter la liberté de manifestation. Les dirigeants européens réunis à Bruxelles devaient discuter des événements de la nuit vendredi matin. "C'est la dernière dictature en Europe. Nous devons prendre une position ferme", a estimé le Premier ministre suédois Göran Persson.
Le Président en exercice de l'OSCE, le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht, a exhorté vendredi les autorités biélorusses à "immédiatement mettre un terme à la persécution de leurs opposants". En réponse, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a accusé l'OSCE d'avoir joué un "rôle d'instigateur" dans les tensions électorales. Washington s'est déclaré "perturbé" par la répression et condamne "toute initiative destinée à priver les citoyens de leur droit à exprimer pacifiquement leur opinion".
D'après AFP
(Image d'archive LCI/TF1)
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