
Bagdad a connu un dimanche particulièrement meurtrier avec 46 morts dans un sextuple attentat au véhicule piégé dans le quartier chiite de Sadr City à Bagdad. Au total, 62 personnes ont été tuées et plus de 250 autres ont été blessées dans des attaques au cours de la journée en Irak.
Alors que les ambulances, sirènes activées, conduisaient les malheureux dans les différents hôpitaux de Bagdad et que les policiers étaient appelés à donner leur sang, les miliciens de l'Armée du Mehdi, du chef chiite Moqtada Sadr se sont dispersés, armés, dans les rues de Sadr City. La police a reçu l'ordre de protéger les mosquées sunnites pour éviter les débordements qui avaient suivi le dynamitage du mausolée chiite de Samarra, au nord de Bagdad, le 22 février. En représailles, 81 lieux de culte sunnites avaient été attaqués et 8 détruits, selon les sources officielles qui ont également fait état de 452 morts dans ces violences intercommunautaires.
A Bagdad, 11 autres civils ont été tués et 28 personnes ont été blessées, dont sept soldats et policiers, lors de différentes attaques à la bombe, par des obus ou des tirs. Au nord de la capitale, deux officiers de police et deux civils ont été tués et sept ont été blessés dans plusieurs attentats. A Mahmoudiyah, au sud de Bagdad, un commandant de police a été tué devant sa maison par des inconnus qui ont ouvert le feu sur lui.
Cette flambée de violence est intervenue à la reprise du procès du président déchu et sept coaccusés devant le Haut tribunal pénal à Bagdad pour l'exécution de 148 villageois chiites de Doujail, au nord de Bagdad, après une tentative d'assassinat en 1982 de Saddam Hussein (lire : "Nouvelle audience au procès de Saddam").
Photo d'ouverture : l'un des six attentats de dimanche à Sadr City - DR
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