Peu après le début de la guerre en Irak en 2003, le Pentagone a imposé aux militaires revenant des zones de combat de répondre à un questionnaire pour évaluer leur état psychologique et décider d'une éventuelle aide médicale pour ceux qui en auraient besoin. Le Journal of The American Medical Association révèle mercredi qu'un tiers des soldats de retour d'Irak a eu besoin d'au moins une consultation avec des services de santé mentale. 19,5% d'entre eux présentent même des troubles psychologiques.
Ils étaient 11,3% parmi les soldats de retour d'Afghanistan et 8,5% pour ceux ayant été déployés dans d'autres zones, selon cette recherche. Cette dernière enquête a porté sur 303 905 soldats, dont 222 620 revenaient d'Irak, 16 318 d'Afghanistan et 64 967 d'autres zones comme le Kosovo ou la Bosnie, un an après leur retour.
Pour les conflits précédents, les traumatismes du combat subis par les soldats n'étaient étudiés que plusieurs années plus tard, a expliqué le Dr Charles Hoge, de l'institut Walter Reed de recherche de l'armée de terre, à Silver Spring (Maryland, est). Ce médecin, qui a conduit l'enquête, a précisé que "pour cette guerre, ils avaient eu une approche différente". "Notre espoir est que nous aurons un taux moins élevé de traumatismes mentaux résultant des combats que dans les guerres précédentes", a encore souligné le Dr Hoge.
D'après AFP
Demi-aveux de Saddam Hussein |
|







