Irak : un GI sur 5 psychologiquement malade au retour

le 01 mars 2006 à 08h25 , mis à jour le 01 mars 2006 à 17h16

19,1% des soldats américains de retour d'Irak présentent des troubles psychologiques. Un tiers a eu besoin d'au moins une consultation avec des services de santé mentale.

GI marine américain char Samarra © LCI

Peu après le début de la guerre en Irak en 2003, le Pentagone a imposé aux  militaires revenant des zones de combat de répondre à un questionnaire pour évaluer leur état psychologique et décider d'une éventuelle aide médicale pour ceux qui en auraient besoin. Le Journal of The American Medical Association révèle mercredi qu'un tiers des soldats de retour d'Irak a eu besoin d'au moins une consultation avec des services de santé mentale. 19,5% d'entre eux présentent même des troubles psychologiques.

Ils étaient 11,3% parmi les soldats de retour d'Afghanistan et 8,5% pour ceux ayant été déployés dans d'autres zones, selon cette recherche. Cette dernière enquête a porté sur 303 905 soldats, dont 222 620 revenaient d'Irak, 16 318 d'Afghanistan et 64 967 d'autres zones comme le Kosovo ou la Bosnie, un an après leur retour.

Pour les conflits précédents, les traumatismes du combat subis par les  soldats n'étaient étudiés que plusieurs années plus tard, a expliqué le Dr  Charles Hoge, de l'institut Walter Reed de recherche de l'armée de terre, à  Silver Spring (Maryland, est). Ce médecin, qui a conduit l'enquête, a précisé que "pour cette guerre, ils avaient eu une approche différente". "Notre espoir est que nous aurons un taux moins  élevé de traumatismes mentaux résultant des combats que dans les guerres précédentes", a encore souligné le Dr Hoge.

D'après AFP

Demi-aveux de Saddam Hussein


Après un mardi déjà ensanglanté - plus de 70 morts-, deux nouveaux attentats ont secoué Bagdad mercredi matin, tuant une trentaine de personnes et faisant plus de 70 blessés.

Pendant ce temps, Saddam Hussein a reconnu, lors de la 14e audience de son procès, avoir ordonné la destruction des vergers de Doujaïl, en représailles à l'attentat commis contre son convoi en 1982 dans ce village au nord de Bagdad.  Concernant les villageois, il a affirmé que "Conformément à la loi, je les ai renvoyés devant le tribunal révolutionnaire. Son président avait le droit de les condamner ou de les acquitter". Les débats ont ensuite été ajournés jusqu'au 12 mars.

le 01 mars 2006 à 08:25
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

10 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Jack, le 01/03/2006 à 17h23

    Mais . . . . . la guerre n'est pas leur job ??? Jack - Anvers.

  • Sdf, le 01/03/2006 à 17h11

    1 sur 5 au retour ? Et à l'aller ? il faut etre givré à la base non ???

  • Philippe, le 01/03/2006 à 16h36

    Pauvres soldats ! Je leur souhaite bien du courage ! Vous pouvez etre fier de ce que vous faites ! Bon courage.

  • Pierre GRAND, le 01/03/2006 à 15h10

    Triste de voir ces jeunes sacrifiés par un président qui a des troubles mentaux sans avoir eu à faire la guerre. Le résultat fnial sera le même qu'au Vietnam, pas besoin d'être analyste géopolitique pour s'en douter : Des morts pour rien et des traumatismes.

  • Kevin, le 01/03/2006 à 12h34

    A « Feawing, Paris », non la guerre d’Irak n’a que très peu de choses à voir avec celle du Vietnam. Tant les origines de l’implication des EU (défaite de la France en Indochine), les objectifs (vaincre le communisme et stopper sa propagation – théorie du domino), le type de guerre, la situation géopolitique et idéologique internationale de l’époque (guerre froide) ainsi que celle de et la société américaine entre 1964 et 1975, démontrent très clairement les caractères intrinsèquement différents de ces deux conflits. Si les américains se sont effectivement embourbés au Vietnam (jusqu’à près de 550'000 soldats présent au Vietnam en 1969) c’est loin d’être encore le cas en Irak où la présence militaire américaine est stable et baissera sans doute sensiblement prochainement. D’autre part, les soldats américains dans leur lutte globale contre le terrorisme islamiste (celui qui a durement frappé leur pays) bénéficient au contraire d’un très grand soutien de la population américaine, même si une partie de celle-ci désapprouve la décision du gouvernement d’envahir l’Irak. Concernant l’article, j’aurais trouvé intéressant qu’ils comparent leurs résultats avec ceux concernant les vétérans d’autres conflits majeurs (WW2, Corée, Vietnam). Malheureusement je doute qu’il n’existe pareilles études aussi approfondies.

  • Chaudard, le 01/03/2006 à 12h02

    Normal : leurs chefs sont givrés!

  • Moimeme, le 01/03/2006 à 11h39

    Qu'attend donc bush pour rappatrier ses soldats? cette situation est sans espoir.les americains ont reussi a transformer cette guerre en guerre civile.quand une guerre est perdue faut avoir le courage de le reconnaitre

  • Feawing, le 01/03/2006 à 10h02

    C'est sûr, l'Irak est leur nouveau Viet-nam. Même cause mêmes effets: ils sont sur place depuis trop longtemps, pour des raisons qu'ils ne comprennent pas, et sans soutien de la part des civils de leur propre pays. Le seul point positif est qu'ils gardent une présence dans la région, à coté de la Palestine du Hamas et de l'Iran de Ahmadinejad. Mais ça, pour un soldat, c'est un peu loin de ses préoccupations, non?

  • Loup, le 01/03/2006 à 09h59

    Quand on est militaire on assume

  • Thierry, le 01/03/2006 à 09h18

    Quoi d'étonnant. Chez nous aussi, on est 1 malade sur 5 en rentrant du bureau, non ?

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience