© afpAlors qu'il travaillait pour une ONG chrétienne au Pakistan, Abdul Rahman, un Afghan de confession musulmane, s'est converti au christianisme. C'était il y a 16 ans. Après avoir passé neuf ans en Allemagne, il est revenu dans son pays d'origine en 2005. Mais dénoncé par sa famille, il a été arrêté il y a un mois pour avoir abjuré l'islam, un acte passible de la peine de mort selon la charia, en vigueur en Afghanistan.
L'affaire a provoqué une vague de protestation en Occident, notamment aux Etats-Unis qui ont sommé le président afghan Hamid Karzaï de respecter la liberté de culte, également inscrite dans la constitution afghane. Dimanche, la Cour suprême afghane a donc décidé d'interrompre le procès d'Abdul Rahman et de renvoyer son dossier au procureur général en raison de doutes sur ses "capacités mentales". Il a finalement été libéré lundi soir, officiellement en raison de "failles techniques".
En attendant un éventuel exil à l'étranger, il a été transféré dans un endroit tenu secret, dans la crainte de manifestations anti-occidentales. "Les Occidentaux essayent de lui trouver un pays d'accueil. Mais le mécontentement populaire a l'air très fort, et tout pays qui déciderait de l'accueillir risque de devenir la cible de manifestations, ce qu'aucun ne souhaite", explique un diplomate occidental.
(photo afp : Abdul Rahman)
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