© INTERNE"Aucun des ordres donnés" au médecin "n'était un ordre de faire quelque chose d'illégal", a décidé le juge de la cour martiale d'Aldershot, dans le Hampshire au sud de l'Angleterre. C'est devant cette cour que Malcom Kendall-Smith, 37 ans, devra comparaître.
Le lieutenant Kendall-Smith, un médecin militaire affecté à la base de la Royal Air Force de Kinloss en Ecosse, a refusé de repartir en Irak en juin, après avoir examiné l'avis de l'Attorney General, principal conseiller du gouvernement pour les questions de justice, Peter Goldsmith sur la légalité de la guerre en Irak. Mais le juge a au contraire estimé que l'armée britannique bénéficiait à cette époque, soit entre le 1er juin et le 12 juillet 2005, du soutien des Nations Unies en vertu des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité.
Refus d' "obéir à un ordre légal"
Dans sa plaidoirie la semaine dernière, Philip Sapsford, l'avocat du lieutenant Kendall-Smith, avait affirmé que son client refusait de retourner en Irak car il ne voulait pas être le complice d'un crime d'agression contre les Irakiens. Mais sur ce point aussi, le juge a donné tort à la défense. "La loi, me semble-t-il, est claire. Le crime d'agression (...) ne peut être commis par ceux (occupant) des positions relativement mineures".
Décoré pour son rôle en Afghanistan et en Irak, où il a déjà effectué deux missions, le lieutenant Kendall-Smith, qui dispose des nationalités britannique et néo-zélandaise, a été officiellement inculpé le 5 octobre pour refus "d'obéir à un ordre légal" et suspendu de ses fonctions. Le procès en cour martiale devrait débuter le 11 avril prochain et durer trois jours.
(D'après AFP)
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