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Les ministres des Affaires étrangères des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu, ainsi que celui de l'Allemagne, se réuniront le 9 mai à New York pour discuter de la question nucléaire iranienne, a annoncé vendredi un responsable américain. Washington cherche à accroître les pressions sur l'Iran, après la remise au Conseil de sécurité d'un rapport de l'AIEA affirmant que Téhéran n'a pas suspendu l'enrichissement d'uranium et ne coopère pas suffisamment avec l'Agence. Une réunion des directeurs politiques des ministères des Affaires étrangères des cinq Grands et de l'Allemagne est déjà prévue mardi à Paris pour élaborer une réponse commune à la position iranienne.
Le rapport, très attendu, a suscité des réactions contrastées en Iran et au sein de la communauté internationale. Alors même que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait brandi la menace de "changer totalement sa manière de coopérer" avec l'AIEA, dans une première réaction après la publication du rapport de l'AIEA, le vice-président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a déclaré que ce texte ne "comportait pas de points négatifs". De ce fait, du point de vue de Téhéran, "l'AIEA a la capacité d'examiner le dossier nucléaire iranien", a-t-il ajouté, estimant que "le chemin que certains pays veulent emprunter pour que le dossier soit examiné ailleurs est un mauvais chemin", en faisant référence à l'envoi du dossier nucléaire au Conseil de sécurité.
"Le processus diplomatique ne fait que commencer"
"Le processus diplomatique ne fait que commencer", a estimé pour sa part le président américain George W. Bush, réaffirmant que "le désir de l'Iran d'avoir une arme nucléaire était dangereux". La situation est "préoccupante" mais "la porte de la négociation n'est pas close", a réagi le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy.
Le Royaume-Uni, qui prépare avec la France un projet de résolution faisant référence au chapitre VII (mesures coercitives) de la charte de l'Onu, a indiqué vouloir davantage de "pression" sur l'Iran. La Chine a toutefois de nouveau exprimé sa réticence à cette initiative. "Invoquer le chapitre VII compliquerait (les choses) et ses implications conduiraient les événements vers une direction incertaine", a dit l'ambassadeur de Chine à l'Onu, Wang Guangya. La Russie s'est bornée à dire qu'elle allait "étudier attentivement le rapport dans le but de déterminer (sa) position et les actions futures".
(photo d'archives : Mahmoud Ahmadinejad, le président iranien)
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