© INTERNELa ville de New York a rendu public vendredi les enregistrements partiels d'appels d'urgence de victimes des attentats du 11 septembre 2001 bloquées dans les tours du World Trade Center. Quelque 130 appels ont été publiés, mais seules les familles des 28 appelants identifiés peuvent écouter l'intégralité de l'échange. Les autres n'auront accès qu'aux réponses des secours, les voix des victimes ayant été coupées par respect de la vie privée.
Tout au long de ces neuf heures d'enregistrements s'expriment l'ampleur de la catastrophe, l'impuissance, la confusion. Ainsi cet opérateur, en ligne avec une personne qui a du mal à respirer: "Je suis d'accord avec vous, vous avez besoin d'air. Mais je ne peux pas vous dire de briser une vitre. Maintenant, je ne peux pas vous dire que si vous brisez une vitre vous pourriez avoir encore plus de fumée... Nous voulons juste éviter de vous donner la mauvaise information... Oh, mon Dieu".
"Je reste en ligne"
Après la deuxième attaque, les appels redoublent, l'incompréhension des opérateurs grandit. "Je ne sais pas pourquoi les gens continuent d'appeler", dit l'un. "Parce que c'est un nouveau, c'est confirmé, un nouvel avion", lui répond une collègue. Souvent les opérateurs sont à court de conseils. Alors il reste la compassion: "Monsieur? Voulez-vous que nous restions en ligne? Je reste en ligne avec vous, et vous n'avez pas besoin de parler, d'accord?"
La publication de ces documents est le résultat d'une procédure judiciaire engagée au nom de la liberté de l'information par huit familles et par le New York Times, qui avaient déjà obtenu en 2005 la publication des messages radio des pompiers et de la police.
D'après AFP
(Image d'archives TF1/LCI : un des tours jumelles)
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