L'ex-éminence grise de Cheney accuse Bush

le 06 avril 2006 à 19h44 , mis à jour le 07 avril 2006 à 00h26

Lewis Libby, ancien proche conseiller du vice-président américain, mis en cause dans une affaire de fuite médiatique pour faire taire un critique de la guerre en Irak, a affirmé jeudi avoir eu l'aval de George W. Bush. Cette fuite avait conduit à la révélation du nom d'un agent de la CIA - un crime fédéral aux Etats-Unis.

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Le président George W. Bush avait autorisé des fuites à la presse sur l'Irak, a affirmé l'ancien chef de cabinet du vice-président américain Dick Cheney, Lewis Libby, au procureur chargé d'instruire l'affaire Plame. Lewis Libby est soupçonné d'avoir divulgué à la presse l'identité de Valerie Plame, agent de la CIA, ce qui constitue un crime fédéral aux Etats-Unis. Ce scandale a fortement terni l'image de l'administration Bush dans l'opinion publique.

Dans un document rédigé par le procureur Patrick Fitzgerald, Lewis Libby affirme qu'il a discuté avec une journaliste du New York Times, Judith Miller, à l'origine de la publication de ces informations, après avoir parlé avec le vice-président Cheney. Ce document rendu public jeudi dit que "la participation de l'accusé à une conversation cruciale avec Judith Miller le 8 juillet s'est déroulée seulement après que le vice-président eut dit à l'accusé que le président avait spécifiquement autorisé l'accusé à divulguer certaines informations contenues dans le NIE" (National Intelligence Estimate), qui est un compte-rendu des services de renseignement.

Joseph Wilson et les "faux prétextes" de la guerre en Irak

Le procureur Patrick Fitzgerald cherche depuis décembre 2003 à savoir qui a divulgué à la presse l'identité de l'agent Plame, dont le mari Joseph Wilson, un ancien ambassadeur, s'était publiquement interrogé sur de "faux prétextes" invoqués par l'administration Bush pour envahir l'Irak en 2003.

Joseph Wilson affirme que la Maison Blanche a voulu le discréditer en laissant entendre qu'il n'avait dû qu'à sa femme, Valerie Plame, spécialiste des armes de destruction massive à la CIA, l'obtention en 2002 d'une mission d'enquête au Niger sur l'existence d'un éventuel trafic nucléaire avec l'Irak. Wilson avait conclu qu'un tel trafic n'existait pas, et il estime que la Maison Blanche a délibérément exagéré la menace de l'arsenal de Saddam Hussein.

Au cours de son enquête, Patrick Fitzgerald a interrogé de nombreux collaborateurs de l'administration Bush, ainsi que des journalistes qu'il a contraints de livrer leurs sources - jusqu'à envoyer en prison la journaliste du New York Times Judith Miller, qui est restée détenue 85 jours avant de témoigner sur ses conversations avec Lewis Libby.

Photo d'ouverture : Lewis Libby, directeur du cabinet démissionnaire du vice-président Dick Cheney - DR

le 06 avril 2006 à 19:44
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6 Commentaires

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  • Liberte, le 07/04/2006 à 15h28

    "The president has the legal power to declassify information" (Le Président à légalement le pouvoir de déclassifier des informations secrètes) dixit le New York Time que l'on ne peux vraiment soupçonner d'être à la bote de Bush. Dans ce même article (ainsi que dans tous les journaux US) il est également précisé que « However, the sections of the N.I.E. that Mr. Libby said he was freed to discuss make no mention of Valerie Plame, » : Bush ne lui a jamais demandé de dévoiler le nom de Valérie Plame. Même la presse de gauche aux US ne se permet de tels racourcis que ceux que vous utilisez. Pas étonnant qu’avec de tels déformations de la réalité la France compte maintenant 60 millions d’antiaméricains + quelques fous furieux qui veulent destituer Bush. Et merci de me publier.

  • Ali, le 07/04/2006 à 10h57

    Mais oui cher Jack, bien vu !!! justifier l'assassinat d'innocents et diaboliser le sexe, ça ne vous rappelle pas un autre extrémisme religieux ?

  • Jack, le 07/04/2006 à 08h23

    Quand Bill Clinton s'est fait faire une "gâterie" par Monica, il a risqué la destitution. Quand Bush ment au peuple sur les armes de destruction massive, les liens entre Al Quaïda et l'Irak et qu'on montre tous les jours ses magouilles coûtant des centaines de milliards de dollars et des milliers de vie humaines, il ne risque rien ? Les puritains US ont de beaux jours devant eux..

  • Justice, le 07/04/2006 à 00h25

    Pour la loi américaine, dévoiler l'identité d'un espion est un crime, donc D. Cheney et Bush sont biens des criminels. QUi va les juger ?

  • Jackiechoum, le 06/04/2006 à 23h52

    Arretons de faire les innocent l'administration bush est plonger dans des centaine d'affaire bizzare et tout ça seras dévoilé dans quelque année aprés on se demandera comment le monde a été aussi aveugle, n'importe nawak ce pays des pseudo droit de l'homme

  • Jagdwesir, le 06/04/2006 à 22h45

    Il y a eu de nombreuses occasions par le passé, mais cette fois, les sénateurs et les représentants ne peuvent plus se cacher : Bush doit être destitué.-

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