C'est bien Prodi !

le 19 avril 2006 à 18h13 , mis à jour le 20 avril 2006 à 09h56

La Cour de cassation a validé mercredi la victoire de la coalition de gauche menée par Prodi face au bloc de droite de Berlusconi. Forza Italia, le parti du "Cavaliere", a "pris acte" de la validation tout en promettant de nouveaux recours pour contester les résultats.

[Expiré] [Expiré] Romano Prodi © AFP

Cette fois, c'est sûr : la gauche a bien gagné les élections législatives italiennes des 9 et 10 avril. La Cour de Cassation, seule entité habilitée à le faire, a en effet validé ce mercredi en fin d'après-midi le résultat officiel du scrutin après les contestations de la coalition de droite du Premier ministre sortant Silvio Berlusconi.

  • "Prodi a voulu clarifier la situation"

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    Publié le 22/02/2007 "Prodi a voulu clarifier la situation"
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La réclamation du "Cavaliere" portait notamment sur le faible écart à la Chambre des députés : au terme du premier décompte, "La maison des libertés" ne s'était inclinée que de 25 224 voix face à "L'union". Après le nouveau comptage, l'écart s'est effectivement réduit, mais de très peu : il s'établit désormais à 24 755 suffrages.

 "L'Union", la coalition menée par Romano Prodi, aura donc la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés (348 sièges sur 630) -le résultat du  Sénat (158 mandats sur 315) est encore dans l'attente, car il doit être validé par les cours d'appel. "Cette affaire électorale s'est enfin conclue. Les Italiens n'ont plus de doutes sur notre victoire" a déclaré Romano Prodi. "Nous avons une large majorité à la Chambre des députés et une marge suffisante au Sénat pour assurer la stabilité. Nous devons continuer à travailler pour donner vie à un gouvernement fort" a-t-il ajouté.

Nouvelle contestation ?

Le parti Forza Italia du chef du gouvernement sortant italien Silvio Berlusconi a "pris acte" mercredi soir de la validation par la Cour suprême de la victoire du centre-gauche à la Chambre des députés, tout en promettant de nouveaux recours pour contester les résultats.

Le porte-parole du parti a cependant estimé que la décision de la Cour suprême était issue d'"un jugement comptable limité aux bulletins contestés et aux procès-verbaux, mais qui ne tient pas compte des bulletins nuls, lesquels sont au nombre de plus d'un million". "Les réserves que nous avons avancées demeurent donc en suspens et nous continuerons à les faire valoir devant les instances appropriées", a-t-il ajouté.

En revanche, Lorenzo Cesa, secrétaire de l'UDC, l'une des formations de la coalition de droite, a félicité Romano Prodi. Silvio Berlusconi ne s'est pour sa part pas encore exprimé.

Et maintenant ?


Dans un premier temps, Silvio Berlusconi garde ses fonctions pour gérer les affaires courantes jusqu'à l'investiture du nouveau gouvernement. Il peut signer des décrets et répondre si nécessaire aux situations d'urgence.

Voici en théorie le calendrier politique à venir :

- 28 avril : première réunion du nouveau Parlement.

- 29 avril : élection des présidents du Sénat et de la Chambre des députés.

- avant le 5 mai : élection des présidents des groupes parlementaires, étape nécessaire avant la formation du nouveau gouvernement.

- 12-13 mai : le Sénat, la Chambre des députés et les représentants des régions se réunissent pour désigner le nouveau chef de l'Etat. Le mandat de Carlo Azeglio Ciampi arrive à expiration le 18 mai. Il a indiqué qu'il ne comptait pas se représenter.

- après le 13 mai : une fois élu, le nouveau chef de l'Etat entame ses consultations sur la formation du nouveau gouvernement. Il nomme le nouveau président du Conseil - a priori, Romano Prodi- après avoir consulté les chefs des groupes parlementaires. Le président du Conseil et le gouvernement doivent ensuite remporter un vote de confiance devant les deux entités du Parlement dix jours après avoir été investis par le chef de l'Etat.

(Romano Prodi après une conférence de presse mercredi à Rome/AFP/PATRICK HERTZOG)

le 19 avril 2006 à 18:13
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6 Commentaires

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  • Patrice, le 19/04/2006 à 20h32

    J'ai le sentiment que l'Italie est quelque peu désorientée sur le plan politique. Après avoir provoqué des dégats énormes sur le plan européen, Prodi va sévir chez lui. Sa majorité est tellement faible que l'Italie va être ingouvernable et la coalition de 9 partis qu'il dirige explosera à la première occasion. C'est à dire dans pas longtemps. Je suis assez péssimiste pour ce pays que j'aime bien.

  • DUPONT, le 19/04/2006 à 20h17

    Un coup de barre à droite, et un coup de barre à gauche. Et vogue la galère ! Pas de problème, il y en aura pour tout le monde. Qu'on se le dise !

  • Alicia, le 19/04/2006 à 19h23

    Et un point pour prodi ! la revanche de berlu sera terrible ........

  • Gabs, le 19/04/2006 à 18h45

    Le peuple italien doit etre content Ca chane de l'autre crapule... ca va nous faire pareil quand notre crapule DEGAGERA!

  • Yves, le 19/04/2006 à 18h21

    Excellente nouvelle, et dehors le guignol. Non mais quel cirque, et quelle absence totale de dignité de la part de cet olibrius. Vive l'Italie !

  • Titine, le 19/04/2006 à 18h21

    Decidement, apres les Etats Unis, maintenant l'Italie, plus on a de moyens plus il y a des problemes pour compter les voix. En 2007 au tour de la France .....

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