© AFPCette fois, c'est sûr : la gauche a bien gagné les élections législatives italiennes des 9 et 10 avril. La Cour de Cassation, seule entité habilitée à le faire, a en effet validé ce mercredi en fin d'après-midi le résultat officiel du scrutin après les contestations de la coalition de droite du Premier ministre sortant Silvio Berlusconi.
"Prodi a voulu clarifier la situation"
<b>Interview -</b> Quels peuvent être les effets de la démission de Romano Prodi ? Marc Lazar, spécialiste de l'Italie, décrypte la crise pour LCI.fr.
Publié le 22/02/2007
La réclamation du "Cavaliere" portait notamment sur le faible écart à la Chambre des députés : au terme du premier décompte, "La maison des libertés" ne s'était inclinée que de 25 224 voix face à "L'union". Après le nouveau comptage, l'écart s'est effectivement réduit, mais de très peu : il s'établit désormais à 24 755 suffrages.
"L'Union", la coalition menée par Romano Prodi, aura donc la majorité absolue des sièges à la Chambre des députés (348 sièges sur 630) -le résultat du Sénat (158 mandats sur 315) est encore dans l'attente, car il doit être validé par les cours d'appel. "Cette affaire électorale s'est enfin conclue. Les Italiens n'ont plus de doutes sur notre victoire" a déclaré Romano Prodi. "Nous avons une large majorité à la Chambre des députés et une marge suffisante au Sénat pour assurer la stabilité. Nous devons continuer à travailler pour donner vie à un gouvernement fort" a-t-il ajouté.
Nouvelle contestation ?
Le parti Forza Italia du chef du gouvernement sortant italien Silvio Berlusconi a "pris acte" mercredi soir de la validation par la Cour suprême de la victoire du centre-gauche à la Chambre des députés, tout en promettant de nouveaux recours pour contester les résultats.
Le porte-parole du parti a cependant estimé que la décision de la Cour suprême était issue d'"un jugement comptable limité aux bulletins contestés et aux procès-verbaux, mais qui ne tient pas compte des bulletins nuls, lesquels sont au nombre de plus d'un million". "Les réserves que nous avons avancées demeurent donc en suspens et nous continuerons à les faire valoir devant les instances appropriées", a-t-il ajouté.
En revanche, Lorenzo Cesa, secrétaire de l'UDC, l'une des formations de la coalition de droite, a félicité Romano Prodi. Silvio Berlusconi ne s'est pour sa part pas encore exprimé.
Et maintenant ? |
Voici en théorie le calendrier politique à venir : - 28 avril : première réunion du nouveau Parlement. |
(Romano Prodi après une conférence de presse mercredi à Rome/AFP/PATRICK HERTZOG)
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