
Nouveau record des prix du pétrole vendredi, clôturant à New York au-dessus de 75 dollars le baril. Le baril de "light sweet crude" a clôturé à 75,17 dollars après avoir atteint 75,35 dollars en séance à New York, un record depuis le début de sa cotation en 1983. C'est dans ce contexte que les ministres des Finances des pays du G7 (Etats-Unis, Canada, Allemagne, Japon, Grande-Bretagne, France et Italie) ont appelé, à l'issue d'une réunion à Washington vendredi soir, à des investissements "cruciaux" dans la production et l'exploration, les infrastructures et les capacités de raffinage pour augmenter la quantité mondiale de pétrole disponible et calmer les cours.
Ballade en traîneau, caribou et phoque cru au menu du G7
Les ministres des Finances du G7 qui se réunissent vendredi et samedi dans le Grand Nord canadien goûteront au folklore arctique.
Publié le 04/02/2010
Un risque pour la croissance économique mondiale
Ils ont mentionné la hausse du pétrole parmi les risques pesant sur la poursuite de la croissance économique mondiale. Les ministres du G7 ont également noté que "l'investissement est essentiel et les pays producteurs devraient fournir un environnement ouvert et sûr" pour le favoriser. Pour les pays consommateurs, le communiqué indique qu'il faut promouvoir les mesures d'économies d'énergie et de diversification "ce qui améliorera l'équilibre entre l'offre et la demande". Les analystes s'attendaient toutefois à voir les prix poursuivre leur flambée la semaine prochaine. "Les prix veulent monter plus haut", a jugé Fadel Gheit, analyste chez Oppenheimer. "Il y a une tension et une spéculation accrues qui les poussent" à la hausse, a-t-il ajouté. "Les gens spéculent sur le fait que les Etats-Unis pourraient attaquer militairement l'Iran, ce qui serait dévastateur pour le Moyen-Orient et pour l'économie mondiale", a estimé M. Gheit.
Pénurie d'essence aux Etats-Unis?
L'annonce mercredi d'une chute de plus de 5 millions de barils des stocks d'essence américains a ravivé les craintes d'une pénurie de carburant cet été aux Etats-Unis. Ces stocks sont désormais de 4,6% inférieurs à leur niveau d'il y a un an, alors que la saison des grands déplacements estivaux va bientôt commencer et que de nouvelles normes sur la composition de l'essence pourraient ralentir la production. De l'éthanol, et non plus du MTBE (jugé cancérigène), doit maintenant être utilisé comme additif à l'essence. Or ce biocarburant est très difficile à acheminer, ne pouvant être transporté par oléoduc, et sa production aux Etats-Unis est actuellement insuffisante.
Plus 86% depuis 2004
Outre l'Iran, le conflit en Irak, les violences communautaires au Nigeria et le spectre d'une saison des ouragans très active dans le golfe du Mexique préoccupent grandement le marché. Le baril de brut a progressé de 23% depuis le début de l'année et de 86% depuis le début 2004. Mais sur la base du pouvoir d'achat d'un dollar d'aujourd'hui, en tenant compte de l'inflation, les prix du pétrole restent toutefois bien en dessous des niveaux atteints après la révolution iranienne de 1979.
(D'après AFP)
Image LCI. Réunion des membres du G7 à Washington.
Retour MYTF1
Ballade en traîneau, caribou et phoque cru au menu du G7
Chargement en cours...




