La France condamne la tentative de putsch au Tchad

le 12 avril 2006 à 15h09 , mis à jour le 12 avril 2006 à 16h05

Alors que le Tchad est en proie à une offensive de la rebellion contre le président Idriss Deby, Paris a condamné mercredi toute "tentative de prise de pouvoir par la force". Les effectifs militaires français sur place ont été renforcés, passant de 1200 à 1350.

[Expiré] [Expiré] Idriss Chirac AFP Tchad France © AFP Kovarik

A trois semaines de l'élection présidentielle du 3 mai, les rebelles tchadiens multiplient les offensives contre le régime président Idriss Deby Itno. Mardi, ils ont pris mardi le contrôle de la ville de Mongo, située à moins de 400 km à l'est de N'Djamena. Mercredi, le ministre tchadien de la Défense, Bichara Issa Djadallah, a affirmé que l'armée avait repris aux rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) le contrôle de la ville et dispersé leurs colonnes dans la région. Information démentie par le Fuc, affirmant que les rebelles se sont au contraire rapprochés de la capitale.

"Condamnation sans ambiguïté" de la France

La France a condamné à la mi-journée toute "tentative de prise de pouvoir par la force" au Tchad, a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères. "La France est attachée à la stabilité du Tchad, dont la position centrale en Afrique constitue un point d'ancrage très fort pour la stabilité du continent dans son ensemble", a ajouté le Quai d'Orsay, précisant qu'"en tout état de cause, la France rappelle sa condamnation sans ambiguïté des tentatives de prise de pouvoir par la force".

Renfort des troupes françaises

En début d'après-midi, une source militaire française haut placée a annoncé qu'une compagnie de 150 militaires français était partie de Libreville, au Gabon, pour N'Djamena afin de renforcer les 1200 soldats français déjà déployés au Tchad. Selon cette même source, l'état-major français est "préoccupé" par l'avancée des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc), mais les forces françaises présentes se limitent à un "soutien de renseignement" au gouvernement. "Aucune consigne de reproupement des ressortissants français n'a été donnée", a-t-on souligné. Ils seraient 1500 en tout.

Photo : Idriss Deby et Jacques Chirac en France en novembre 2005 (AFP-Kovarik)

le 12 avril 2006 à 15:09
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