Les jurés délibèrent sur le sort de Moussaoui

le 25 avril 2006 à 08h35 , mis à jour le 26 avril 2006 à 09h42

Les jurés au procès de Zacarias Moussaoui ont entamé lundi leurs délibérations pour décider si le Français doit être condamné à mort. La juge a estimé que Moussaoui avait été l'accusé "le plus difficile" de sa carrière.

TF1/LCITF1/LCI © TF1/LCI

"Il n'y a jamais eu un accusé aussi difficile que celui-ci", a déclaré lundi la juge Leonie Brinkema au tribunal fédéral d'Alexandria alors que les jurés venaient de quitter la salle pour entamer leurs délibérations sur le sort de Zacarias Moussaoui. "Il n'appréciera probablement jamais les efforts que vous avez fait", a  ajouté la magistrate à l'adresse des avocats ayant défendu contre son gré Moussaoui, accusé  de complicité avec les auteurs des attentats du 11-Septembre. En quittant la salle, Moussaoui, pour une fois, n'a rien dit, mais il a applaudi lentement, et affiché un grand sourire ironique. Pour le condamner à la peine de mort, les jurés doivent être unanimes. Si  l'un seul d'entre eux refuse de voter pour, il sera condamné à la prison à vie. Peu après 17h30, ils se sont séparés pour la soirée, après trois heures de réunion. Leurs délibérations reprendront mardi à 8h30.

"Un réquisitoire d'une rare violence"

Auparavant, la juge leur avait longuement expliqué la démarche à suivre en droit. Ces neuf hommes et trois femmes devront décider si l'accusation a prouvé au moins une des trois circonstances aggravantes imposées par la loi fédérale pour qu'il soit condamné à mort : que l'acte de Moussaoui a mis en danger la vie de personnes autres que les victimes, qu'il a été prémédité, qu'il a été commis de manière particulièrement cruelle. L'accusation a présenté sept autres circonstances aggravantes "non  statutaires". La défense a pour sa part fait la liste de 23 circonstances atténuantes, en particulier le rôle vague ou marginal de Moussaoui dans les attentats du 11-Septembre, l'absence des commanditaires des attentats et son  éventuelle schizophrénie. Dans la matinée, défense et accusation avaient présenté leurs derniers  arguments (Lire notre article). Le 3 avril, les douze jurés avaient estimé que le Français était passible de  la peine de mort pour la complicité qu'il revendique avec les auteurs des  attentats de 2001, trois semaines après son arrestation dans le nord des  Etats-Unis.

L'avocat français de Zacarias Moussaoui, Me François Roux, a espéré que les jurés privilégieraient la "raison" sur l'"émotion" et dénoncé un  réquisitoire "d'une violence rare", alors que les procureurs ont une nouvelle  fois montré lundi des images de corps carbonisés.

D'après AFP

(Un des croquis d'audience TF1/LCI)

le 25 avril 2006 à 08:35
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4 Commentaires

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  • Vastre, le 25/04/2006 à 16h07

    On souhaite que Monsieur Moussaoui ne soit pas condamné à mort. Il faut lui donner du temps de réflexion et de prière. Nul n'est pressé de le voir disparaître mais tout le monde veut être à l'abri de ses méfaits. Dieu est miséricordieux, pour tous les hommes, et donc pour lui aussi !

  • Pascal, le 25/04/2006 à 11h42

    Moussaoui a tenté de demontrer qu'il est en guerre et qu'il etait pret à tout dans son combat, y compris mourrir, se suicider ; il veut demontrer qu'il n'a pas peur de la mort, que c'est un honneur pour lui ; mais celà ne trompe personne, c'est une manipulation pour faire reagir et eviter la peine de mort, une manipulation qui ne trompe personne car si moussaoui avait voulu se suicider en kamikaze il l'aurait fait, comme les autres ; en verité il a peur de la mort en voulant faire croire le contraire, et il fera moins le fier le jour de l'execution...

  • Français, le 25/04/2006 à 11h24

    Pendant ce temps-là, son collègue rachid ramda, pris en charge par la justice française, n'a aucun souci à se faire pour ses vieux jours, qu'il coulera en prison aux frais du contribuable, avant qu'on le relache dans la nature un jour ou l'autre histoire de voir s'il recommence. Je préfère la façon de faire américaine, et encore je trouve qu'ils sont bien gentils de faire un procès à cet orc "français" en temps de guerre.

  • Feawing, le 25/04/2006 à 10h03

    Tout ce procès est une erreur. C'est donner beaucoup d'importance à un loser. Il aurait dû être relâché sans explications, le lendemain d'une opération coup de poing sur une cellule... C'est un peu comme une condamnation à mort, mais sans la paperasse à remplir.

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