© INTERNEZacarias Moussaoui sera-t-il condamné à mort pour complicité dans les attentats du 11 septembre ? Pour de nombreux observateurs, cela ne fait aucun doute.
Après une première phase où l'accusé s'est chargé lui-même, ses avocats font face à une situation quasi-inextricable. Et la configuration des débats ne leur facilite pas la tâche.
Verdict fin avril
Alors que la première partie du procès, très théorique, avait pour but d'analyser si le gouvernement "aurait pu" éviter les attentats si Moussaoui avait révélé lors de son arrestation être un membre d'Al-Qaïda, cette deuxième étape destinée à examiner des circonstances aggravantes et atténuantes sera surtout basée sur l'émotion. L'accusation compte en effet exposer les attaques du 11-septembre, dans toute leur monstruosité : photos inédites, appels au secours désespérés, témoignage des proches des victimes.
Les avocats tenteront toutefois de convaincre les jurés de ne pas faire de Moussaoui un martyr, et qu'il n'est pas l'homme à condamner. Des témoins de France raconteront son enfance troublée. Les spécialistes de l'islam Farhad Khosrokhavar et Dominique Thomas expliqueront sa plongée dans l'intégrisme du "Londonistan".
Cette deuxième phase est organisée comme la première: après des remarques préliminaires des procureurs et avocats, les débats seront menés par l'accusation, puis la défense. Le verdict final ne devrait pas être rendu avant la fin avril, au plus tôt.
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