© afpLa crise semble passée au Népal, du moins pour l'instant. Après l'acceptation par l'opposition des mesures proposées par le roi Gyanendra, c'est la rébellion maoïste qui annonce un cessez-le-feu.
Sa décision, qui prend effet dès ce jeudi pour trois mois, intervient à la veille de la première session du Parlement, dissous par le souverain en mai 2002. "Nous restons néanmoins dans une position de défense active" prévient Pushpa Kamal Dahal, alias Prachanda, le leader maoïste, dont les troupes contrôlent environ la moitié du pays.
Une Assemblée constituante toujours exigée
D'un point de vue politique, Prachanda souligne également que Gyanendra n'a toujours pas répondu à toutes ses revendications. Les rebelles continuent notamment de réclamer l'élection d'une Assemblée constituante qui serait chargée d'élaborer une nouvelle Constitution limitant les pouvoirs du roi. "Nous voulons qu'il soit très clair que si la première session du Parlement n'annonce pas l'élection d'une Assemblée constituante et ne prend pas d'autres décision positives, nous nous verrons dans l'obligation d'imposer à nouveau le blocus de Katmandou (ndlr : levé en début de semaine)", a-t-il averti.
Cette exigence a aussi été réitirée par les sept partis de l'opposition, qui ont conclu un accord avec la guérilla en novembre dernier. "Toutes nos actions seront guidées par notre feuille de route et l'accord que nous avons conclu avec les rebelles", a promis G. P. Koirala, le Premier ministre du futur gouvernement intérimaire, choisi par l'opposition à la demande du roi.
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