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L'Iran ne suspendra pas l'enrichissement d'uranium, a déclaré le président Mahmoud Ahmadinejad, alors que le chef de l'AIEA, Mohamed ElBaradei, a lancé un appel dans ce sens à son arrivée jeudi à Téhéran. "La situation a complètement changé. Nous sommes un pays nucléaire et nous parlons désormais aux autres pays à partir de la position d'un pays nucléaire", a déclaré M. Ahmadinejad, cité jeudi par l'agence officielle Irna.
"Nous ne négocions avec personne sur les droits de notre peuple et personne n'a le droit de reculer d'un iota sur la voie sur laquelle nous nous sommes engagés", a-t-il ajouté. "Nos centrifugeuses sont de type P1 et l'étape suivante (consiste à utiliser) des centrifugeuses P2, dont la capacité est quatre fois supérieure et sur lesquelles nous menons actuellement des activités de recherche", a ajouté le président.
L'Iran a fait fonctionner une cascade de 164 centrifugeuses réussissant à enrichir l'uranium à 3,5% et projette d'installer 3.000 centrifugeuses d'ici à la fin de l'année alors que le Conseil de sécurité des Nations unies lui a donné jusqu'au 28 avril pour cesser toute activité dans ce domaine.
Rejet
Le directeur de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei avait pourtant déclaré jeudi à la presse en arrivant à Téhéran qu'il essaierait de convaincre l'Iran de suspendre l'enrichissement de l'uranium et "de prendre des mesures permettant l'établissement de la confiance, jusqu'à ce que les questions en suspens (sur son programme nucléaire) soient clarifiées", a dit le directeur de l'AIEA .
Peine perdue. Lors de leur rencontre, le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien, Ali Larijani, a rejeté l'appel à suspendre l'enrichissement, en qualifiant cette proposition de mesure "peu importante" pour régler la crise. "Du moment que nous coopérons de manière constructive avec l'Agence que M. ElBaradei est là et que les inspecteurs et les caméras de l'Agence sont en Iran, de telles propositions ne sont pas très importantes pour régler le problème" posé par la poursuite du programme nucléaire iranien, a dit M. Larijani.
Le Conseil de sécurité, notifié du dossier par M. ElBaradei, a adopté déclaration le 29 mars, donnant trente jours à l'Iran pour se plier aux demandes de l'AIEA, mais sans l'assortir d'une menace de sanctions. Le directeur de l'Agence devra d'ici cette date rendre compte au Conseil et à l'AIEA de l'application ou non par Téhéran de ses obligations.
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