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- Calme revenu
Vendredi, les deux villes qui ont été le théâtre d'affrontements jeudi entre l'armée tchadienne et les rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) -la capitale N'Djamena et Adré, ville située à 800 km à l'est le long de la frontière avec le Soudan- étaient totalement calmes.
A N'Djamena, la plupart des magasins ont rouvert, tout comme le lycée français, et la circulation a repris. Mais la présence militaire a été renforcée, notamment autour de la présidence de la République.
- Lourd bilan
Selon le ministre de l'Administration, les combats ont fait 370 morts chez les rebelles et une trentaine dans les rangs de l'armée. Il n'a pas évoqué de victimes civiles mais, selon des sources humanitaires, une centaine d'habitants de N'Djamena avaient été hospitalisés à l'issue des affrontements.
- Rupture avec le Soudan
Le président tchadien Idriss Deby Itno a annoncé vendredi la rupture des relations diplomatiques avec le Soudan, qu'il accuse de soutenir les rebelles du Fuc. Il menace notamment d'expulser les 200 000 réfugiés soudanais installés dans l'est du Tchad si une solution n'était pas trouvée pour mettre un terme au conflit dans la province soudanaise du Darfour. Le Soudan dément toute accusation.
- Soutien de l'armée française
Une quarantaine de soldats tchadiens ont été transportés jeudi soir et vendredi matin dans le sud du pays par des avions français. Le ministère de la Défense français explique que ce transport a été fait dans le cadre du "soutien logistique accordé par la France au Tchad", les deux pays étant liés depuis 1976 par un accord de coopération militaire.
Le Quai d'Orsay a estimé vendredi que la situation demeurait "assez délicate".
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