
Les bureaux de vote ont rouvert ce matin en Italie pour la seconde journée des législatives qui se terminera à 15 heures. Dimanche soir, à la fin de la première journée de scrutin, deux Italiens sur trois -47 millions sont inscrits sur le listes électorales- avaient voté.
Silvio Berlusconi a accompli son devoir civique dimanche à 13h15 dans les locaux de l'école primaire Dante Alighieri à Milan, sa ville natale. "Il Cavaliere", était venu accompagné de sa mère, Rosa, 95 ans. Il s'est fait rappeler à l'ordre pour lui avoir dit : "tu mets une croix sur Forza Italia", son parti. "Cela ne se fait pas", l'a repris un des assesseurs. "Même pas avec sa maman ?", a demandé faussement ingénu le chef du gouvernement. Silvio Berlusconi a décidé de rester à Milan et suivra lundi les opérations de vote depuis sa résidence d'Arcore. Il s'est dit "convaincu de l'emporter si la participation est supérieure à 80%", comme lors des précédents scrutins de 1996 et 2001.
Les amis de Prodi "optimistes"
Son rival, le "professore" Romano Prodi et son épouse ont voté le même jour en milieu de matinée, vers 10h, à Bologne (centre) où ils résident. "J'espère que le vote se déroulera de manière régulière et avec beaucoup de sérénité. Ce sont des élections importantes, car l'Italie est un pays important", a déclaré le chef de l'opposition en quittant le bureau de vote. Ses amis se montrés optimistes à l'issue de cette première journée de scrutin. "Nous avons de très bonnes indications", a confié dimanche soir un responsable de sa coalition sous couvert de l'anonymat.
Ce scrutin met un terme à une virulente campagne électorale qui a divisé le pays et au cours de laquelle se sont mélangées les insultes, les accusations et les promesses mirobolantes, sans qu'aucune des deux coalitions en lice n'explique comment elle les financera alors que le pays est économiquement exsangue, a souligné le politologue Stefano Folli.Silvio Berlusconi a changé les règles six mois avant la consultation en réintroduisant la proportionnelle, supprimée par référendum en 1993, avec des listes bloquées. Le scrutin est devenu un affrontement entre les chefs des deux coalitions : Silvio Berlusconi, 69 ans, pour la droite, Romano Prodi, 66 ans, pour la gauche.
Photo (LCI) : Romano Prodi et Silvio Berlusconi
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