
"Berlusconi doit admettre la façon dont les choses se sont passées, et je crois qu'après ce qu'il a dit sur les magouilles, il devrait s'excuser", a affirmé samedi Romano Prodi, vainqueur des élections italiennes. Une fois les résultats officialisés, "nous serons naturellement les premiers à reconnaître la victoire de l'autre camp", avait assuré la veille au soir Silvio Berlusconi. "Comme la moitié de l'Italie, et également l'autre moitié, je suis dans l'attente de ces sacrés résultats. Ils (le centre-gauche) n'ont pas encore vaincu, et je crois que nous sommes les vainqueurs moraux" de ces élections, avait-il ajouté, entraînant la réaction de Romano Prodi.
"Prodi a voulu clarifier la situation"
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Publié le 22/02/2007
Silvio Berlusconi, qui avait dénoncé mercredi des "magouilles à n'en plus finir" et "beaucoup d'irrégularités", s'acharne toujours à ne pas concéder la victoire à Romano Prodi, alors que les résultats complets des législatives publiés mardi par le ministère de l'Intérieur donnent le centre-gauche gagnant à la Chambre et au Sénat. Il a cependant essuyé un revers cinglant vendredi dans son ultime tentative de renverser l'issue du scrutin et de grignoter le faible écart de 25.000 voix le séparant de son rival à la Chambre des députés.
Projet de coalition rejeté
Son propre ministère de l'Intérieur a en effet avoué une grossière erreur de comptabilisation des bulletins "contestés", ces votes non valides mis de côté par les présidents des bureaux de vote car ils n'ont pas pu les classer dans les nuls ou les attribuer à un parti, et dont Silvio Berlusconi avait demandé la vérification. Initialement recensés à 39.822 au Sénat et 43.028 à la Chambre des députés, ces bulletins ne sont au final que quelques milliers.
Déstabilisé, Silvio Berlusconi a tenté de se relancer en proposant à son adversaire de "réfléchir ensemble à de nouvelles solutions" pour constituer une "entente partielle, limitée dans le temps, pour affronter les échéances institutionnelles immédiates". Mais sa proposition a été sèchement rejetée par Massimo D'Alema, un des dirigeants de la coalition de Romano Prodi. L'initiative a soulevé des critiques jusque dans le camp de M. Berlusconi, son ministre de la Justice Roberto Castelli jugeant que "cette ligne allait détruire la Maison des Libertés".
L'ultime validation du vote par la Cour de cassation ne devrait pas intervenir avant mardi en raison du week-end pascal.
Photo : Romano Prodi
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