Prodi veut des excuses de Berlusconi

le 15 avril 2006 à 21h29 , mis à jour le 16 avril 2006 à 07h12

Romano Prodi a exigé samedi que Silvio Berlusconi reconnaisse sa défaite aux législatives italiennes. Le chef du gouvernement sortant lui a une nouvelle fois proposé de faire une grande coalition.

TF1/LCI italie prodi gros plan

"Berlusconi doit admettre la façon dont les choses se sont passées, et je crois qu'après ce qu'il a dit sur les magouilles, il devrait s'excuser", a affirmé samedi Romano Prodi, vainqueur des élections italiennes. Une fois les résultats officialisés, "nous serons naturellement les premiers à reconnaître la victoire de l'autre camp", avait assuré la veille au soir Silvio Berlusconi. "Comme la moitié de l'Italie, et également l'autre moitié, je suis dans l'attente de ces sacrés résultats. Ils (le centre-gauche) n'ont pas encore vaincu, et je crois que nous sommes les vainqueurs moraux" de ces élections, avait-il ajouté, entraînant la réaction de Romano Prodi.

  • "Prodi a voulu clarifier la situation"

    <b>Interview -</b> Quels peuvent être les effets de la démission de Romano Prodi ? Marc Lazar, spécialiste de l'Italie, décrypte la crise pour LCI.fr.

    Publié le 22/02/2007 "Prodi a voulu clarifier la situation"
Plus d'infos

Silvio Berlusconi, qui avait dénoncé mercredi des "magouilles à n'en plus finir" et "beaucoup d'irrégularités", s'acharne toujours à ne pas concéder la victoire à Romano Prodi, alors que les résultats complets des législatives publiés mardi par le ministère de l'Intérieur donnent le centre-gauche gagnant à la Chambre et au Sénat. Il a cependant essuyé un revers cinglant vendredi dans son ultime tentative de renverser l'issue du scrutin et de grignoter le faible écart de 25.000 voix  le séparant de son rival à la Chambre des députés.

Projet de coalition rejeté

Son propre ministère de l'Intérieur a en effet avoué une grossière erreur de comptabilisation des bulletins "contestés", ces votes non valides mis de côté par les présidents des bureaux de vote car ils n'ont pas pu les classer dans les nuls ou les attribuer à un parti, et dont Silvio Berlusconi avait demandé la vérification. Initialement recensés à 39.822 au Sénat et 43.028 à la Chambre des députés,  ces bulletins ne sont au final que quelques milliers.

Déstabilisé, Silvio Berlusconi a tenté de se relancer en proposant à son  adversaire de "réfléchir ensemble à de nouvelles solutions" pour constituer une  "entente partielle, limitée dans le temps, pour affronter les échéances institutionnelles immédiates". Mais sa proposition a été sèchement rejetée par Massimo D'Alema, un des  dirigeants de la coalition de Romano Prodi. L'initiative a soulevé des critiques  jusque dans le camp de M. Berlusconi, son ministre de la Justice Roberto Castelli jugeant que "cette ligne allait détruire la Maison des Libertés".

L'ultime validation du vote par la Cour de cassation ne devrait pas intervenir avant mardi en raison du week-end pascal.

Photo : Romano Prodi

le 15 avril 2006 à 21:29
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles Monde
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Romano, le 17/04/2006 à 07h36

    Que veut encore prodi , le beure et l'argent du beure , il gagne les élections par accident , qu'il se taise et qu'il en profite les quelques mois ou il sera en exercice , car il ne pourra pas gouverner , et les prochaines élections seront pour bientôt.

  • Eric, le 16/04/2006 à 22h47

    Tout ce bruit pour rien, ca me fait marrer. Silvio Berlusconi est et restera l'un des hommes les plus influents d'Europe, defaite reconnue ou pas...

  • Jean-Paul, le 16/04/2006 à 10h06

    Pauvre Berlusconi, il est sans doutes lui-meme énormement surpris que malgrés le fait que les elections aient été truqués en sa faveur, il a tout de meme perdu... "Ma dans quelle monde on vie" !! En attendant qu'il accepte sa defaite, JOYEUSE PACQUES A TOUS...

  • Vastre, le 16/04/2006 à 03h36

    Monsieur Berlusconi s'accroche : difficile de perdre le pouvoir et de se retrouver à poil devant des juges ! Nous risquons de connaître une situation semblable en France en 2007.

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        A lire aussi
        logAudience