Le roi du Népal accepte de réinstituer le Parlement

le 24 avril 2006 à 20h24 , mis à jour le 25 avril 2006 à 09h01

Le roi Gyanendra du Népal a accepté lundi de restaurer le Parlement dissous en 2002, après 19 jours de manifestations dans la capitale. Mardi, l'opposition a annoncé que le futur gouvernement décréterait un cessez-le-feu avec les maoïstes.

TF1/LCI roi du Népal

Après 19 jours de manifestations dans la capitale, Katmandou et à la veille d'un nouveau rassemblement massif pour le rétablissement de la démocratie, le roi Gyanendra du Népal a cédé. Il accepté dans une proclamation télévisée lundi de rétablir le Parlement dissous en 2002 et, donc le retour au multipartisme. Le roi avait pris les pleins pouvoirs et instauré l'état d'urgence après avoir limogé le gouvernement en février 2005, l'accusant d'être corrompu et de n'avoir pas su mettre un terme à 10 ans de guérilla maoïste.

Le rétablissement du Parlement prendra effet vendredi. Les partis d'opposition ont désigné mardi l'ancien Premier ministre Girija Prasad Koirala, chef de file du Congrès népalais, plus grande formation d'opposition, pour occuper le poste de Premier ministre. Dans son édition de mardi, le quotidien The Himalayan titrait sur "le triomphe du peuple" tout en annonçant que la grande manifestation prévue mardi avait été rebaptisée "Jour de la victoire". Peu après l'annonce du roi, des milliers de Népalais ont déferlé dans les rues de la capitale pour célébrer leur succès.

Depuis le début du mouvement il y a près de trois semaines, au moins quatorze personnes ont été tuées et des centaines d'autres blessées par des tirs et des charges des forces de l'ordre. La joie des Népalais pourrait être de courte durée. Dans la nuit de dimanche à lundi, la rébellion maoïste a lancé une attaque à une centaine de kilomètres de la capitale. Engagés dans une guérilla contre la monarchie qui a fait 12 500 morts en dix ans, les rebelles avaient respecté une trêve de fait durant les manifestations contre le roi. Mardi, l'opposition a annoncé que le futur gouvernement décréterait un cessez-le-feu avec les maoïstes. Ceux-ci ont refusé le "stratagème" du roi qui cherche à sauver une "monarchie autocratique".

le 24 avril 2006 à 20:24
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