
Cliquez ici pour entendre le témoignage d'un Français vivant à N'Djamena
Les autorités tchadiennes ont affirmé avoir brisé un assaut des rebelles du Front uni pour le changement (Fuc) sur la capitale N'Djamena, où le calme est revenu jeudi soir après plusieurs heures d'intenses combats.
Le régime a une fois de plus accusé le Soudan voisin de soutenir la rébellion, ce que Khartoum a immédiatement démenti. La capitale avait été réveillée à l'aube par d'intenses échanges de tirs, notamment à l'arme lourde, mais en début d'après-midi la situation était redevenue parfaitement calme. Ce calme perdurait vendredi matin.
Le Conseil de sécurité de l'Onu a entamé des discussions sur le Tchad et pourrait selon une source diplomatique adopter une déclaration appelant les deux voisins à respecter les accords de Tripoli du 8 février, dans lequel ils s'étaient interdit d'entretenir sur leurs territoires des rébellions ou de mener des activités hostiles à l'autre. Le secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan, s'est dit "très troublé" et "condamne fermement" toute tentative de prendre le pouvoir par la force.
150 morts à Adré ?
Au moins une centaine de blessés, pour l'essentiel des civils ainsi que quelques rebelles, ont été admis dans les deux principaux hôpitaux de la capitale tchadienne, selon un bilan provisoire dressé en fin de journée par des sources humanitaires. Plus de 150 blessés, militaires de l'armée du président Idriss Deby Itno, ont également été décomptés à l'hôpital militaire de N'Djamena, selon les mêmes sources.
Par ailleurs, les combats qui se sont déroulés dans la journée à Adré, à 800 km à l'est de N'Djamena à la frontière avec le Soudan, auraient fait au mons 150 morts, selon le ministre de la Défense.
Image LCI. Tchad.
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