Nathalie GettlifeLa juge de Colombie-Britannique, sur la côte ouest canadienne, devrait se prononcer à 13h30 heure locale (21h30, à Paris) sur la remise en liberté conditionnelle de la Française Nathalie Gettliffe, détenue au Canada depuis le 11 avril dans une affaire de garde et d'enlèvement d'enfants. La cour pourrait également fixer la date d'ouverture d'un procès.
Accusée d'avoir enlevé ses deux enfants, Maximilien et Joséphine, aujourd'hui âgés de 12 et 11 ans, la Française risque une peine maximale de 10 ans selon le code pénal canadien. Nathalie Gettliffe, 35 ans, avait été interpellée à son retour au Canada, pays qu'elle avait fui en 2001 pour la France en compagnie de ses deux enfants. Elle avait alors expliqué vouloir soustraire ces derniers à l'influence négative de leur père Scott Grant, un adepte de l'Église Internationale du Christ, considérée comme un "mouvement sectaire" selon un rapport parlementaire français datant de 1996, mais légale au Canada.
Enceinte
La jeune femme, qui a depuis eu un troisième enfant avec un nouveau compagnon, est enceinte de plusieurs mois et ses proches craignent une dégradation de son état de santé en prison. Des agents du consulat français à Vancouver, qui lui ont rendu visite à trois reprises depuis son incarcération, dont la dernière fois lundi, ont reçu l'assurance des autorités carcérales qu'elle recevait "un traitement médical particulier", a indiqué mercredi un porte-parole du consulat, Alexandre Kirstetter.
"J'espère qu'elle ne sera pas libérée"
Selon son avocat en France, Me Dominique Chambon, Nathalie Gettliffe se rendait à Vancouver dans le cadre d'une médiation sur la garde de ses deux enfants, ce que dément son ex-époux Scott Grant. La jeune Française devait en tout cas soutenir le 12 avril une thèse de doctorat à l'université de Colombie-Britannique portant sur "l'appropriation" d'une seconde langue via les forums de discussions électroniques.
Suite au départ précipité en France de Nathalie Gettliffe avec ses deux enfants, un tribunal de Colombie-Britannique avait lancé en 2001 un mandat d'arrêt international contre elle. Ce mandat avait été levé en 2004 et une médiation se poursuivait concernant les modalités de garde des deux enfants. Mais à son arrivée à l'aéroport de Vancouver le 10 avril, la jeune femme a été interpellée par les autorités canadiennes, prévenues par son ex-époux de son retour sur le sol canadien. Malgré la levée du mandat international au civil, le procureur général de Colombie-Britannique avait toujours la possibilité de poursuivre la jeune femme au pénal cette fois. "J'espère qu'elle ne sera pas libérée", a déclaré mercredi Scott Grant affirmant craindre de voir son ex-épouse s'enfuir de nouveau en France.
Retour MYTF1
Chargement en cours...





