Canada : Nathalie Gettliffe sera-t-elle libérée ?

le 11 mai 2006 à 07h38 , mis à jour le 11 mai 2006 à 07h47

La justice canadienne décide aujourd'hui de la remise ou non en liberté conditionnelle de la Française, détenue au Canada depuis le 11 avril dans une affaire de garde et d'enlèvement d'enfants. La cour pourrait également fixer la date d'ouverture d'un procès.

TF1/LCI Nathalie GettlifeNathalie Gettlife

La juge de Colombie-Britannique, sur la côte ouest canadienne, devrait se prononcer à 13h30 heure locale (21h30, à Paris) sur la remise en liberté conditionnelle de la Française Nathalie Gettliffe, détenue au Canada depuis le 11 avril dans une affaire de garde et d'enlèvement d'enfants. La cour pourrait également fixer la date d'ouverture d'un procès.

Accusée d'avoir enlevé ses deux enfants, Maximilien et Joséphine, aujourd'hui âgés de 12 et 11 ans, la Française risque une peine maximale de 10 ans selon le code pénal canadien.   Nathalie Gettliffe, 35 ans, avait été interpellée à son retour au Canada,  pays qu'elle avait fui en 2001 pour la France en compagnie de ses deux enfants. Elle avait alors expliqué vouloir soustraire ces derniers à l'influence négative de leur père Scott Grant, un adepte de l'Église Internationale du Christ, considérée comme un "mouvement sectaire" selon un rapport parlementaire  français datant de 1996, mais légale au Canada.

Enceinte

La jeune femme, qui a depuis eu un troisième enfant avec un nouveau compagnon, est enceinte de plusieurs mois et ses proches craignent une dégradation de son état de santé en prison. Des agents du consulat français à Vancouver, qui lui ont rendu visite à  trois reprises depuis son incarcération, dont la dernière fois lundi, ont reçu l'assurance des autorités carcérales qu'elle recevait "un traitement médical particulier", a indiqué mercredi un porte-parole du consulat, Alexandre Kirstetter.

"J'espère qu'elle ne sera pas libérée"

Selon son avocat en France, Me Dominique Chambon, Nathalie Gettliffe se  rendait à Vancouver dans le cadre d'une médiation sur la garde de ses deux  enfants, ce que dément son ex-époux Scott Grant. La jeune Française devait en tout cas soutenir le 12 avril une thèse de doctorat à l'université de Colombie-Britannique portant sur  "l'appropriation" d'une seconde langue via les forums de discussions électroniques.

Suite au départ précipité en France de Nathalie Gettliffe avec ses deux  enfants, un tribunal de Colombie-Britannique avait lancé en 2001 un mandat d'arrêt international contre elle. Ce mandat avait été levé en 2004 et une médiation se poursuivait concernant les modalités de garde des deux enfants. Mais à son arrivée à l'aéroport de Vancouver le 10 avril, la jeune femme a été interpellée par les autorités canadiennes, prévenues par son ex-époux de son retour sur le sol canadien. Malgré la levée du mandat international au civil, le procureur général de Colombie-Britannique avait toujours la possibilité de poursuivre la jeune femme au pénal cette fois. "J'espère qu'elle ne sera pas libérée", a déclaré mercredi Scott Grant  affirmant craindre de voir son ex-épouse s'enfuir de nouveau en France.

le 11 mai 2006 à 07:38
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5 Commentaires

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  • Alain, le 11/05/2006 à 15h44

    Il ne faut pas s'alarmer trop vite. La jeune femme risque 10 ans de prison dans le pire des cas. Si elle est déclaré coupable, à mon avis, la sentence ne sera pas maximale... Alain (Montréal)

  • Ergol, le 11/05/2006 à 14h51

    La justice au Canada est à l'image de la démocratie qui y est pratiquée, ce ne sont que des façades pour attirer les investisseurs et les migrants. Ce pays est gangrené par le corporatisme et ses corollaires à savoir la corruption et le clientélisme. Les droits du citoyen y sont constamment bafoués sans vergogne.

  • Dominic, le 11/05/2006 à 14h33

    La justice canadienne, parlons-en...je demeure au Canada et croyez-moi , le Canada avec son visage à deux faces , un pour vous sourire, l'autre pour vous mettre un couteau dans le dos.De plus à Vancouver, un anti-francophonie y règne et ce n'est rien de le dire...A cet égard je quitte le Canada bientôt , pays très vaste , peuplés d'hypocrites. Quant à cette française, parlons donc un peu des canadiennes féministes qui se font engrosser par des étrangers , lesquels se font virés comme des malpropres du Canada, car bien sûr , les filles ont choisi des gars à la limite du légal...et après elle ont le petit bout pour elle seule...Alors le Canada , vous devriez mettre en prison toutes ces femmes...

  • Nathalie, le 11/05/2006 à 12h40

    Risque 10 ans de prison ..... alors que certain residiviste qui conduisent en etat d'ebrietes sont laisser en liberte, Le canada me fait rire avec sa justice!!!

  • Melinda, le 11/05/2006 à 07h59

    Même si ce qu'elle a fait est condamnable (mais apparemment, c'est la détresse qui l'a poussé à ça) une peine de 10 ans de prison c'est quand meme énorme. Quand on pense que le père de Sarah, enfui au canada, a pris 4 ans, mais il avait donné un coup de couteau au visage de la mère de sa fille! Ce qui est terrible, dans ces histoires, c'est la haine entre les parents, dont les enfants sont les victimes. Ici le père espère "qu'elle ne sera pas liberée" à mon avis pas parce qu'il craint son épouse, mais parce qu'il la hait. La haine est le seul lien qui leur reste. Triste affaire, comme toutes celles d'enfants tiraillés injustement entre leur père et leur mère

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