Colombie : La victoire d'Uribe pourrait nuire à Betancourt

Par Par D.S. (avec AFP), le 29 mai 2006 à 10h39 , mis à jour le 29 mai 2006 à 10h47

Les Colombiens ont réélu dimanche à 62% le président Alvaro Uribe. La présence de ce féroce opposant à la guérilla marxiste des FARC ne devrait pas faciliter les négociations de libération des otages.

TF1/LCITF1/LCI © TF1/LCI

La réélection à la présidence d'Alvaro Uribe n'est pas une bonne nouvelle pour tout le monde. En particulier, pour les otages aux mains des Forces armées révolutionnaires de Colombie qui risquent de voir leur détention prolongée de quelques années encore. Le président colombien et la guérilla marxiste se vouent une haine réciproque. Les rebelles, qui ont assassiné en 1983 le père d'Uribe, accusent le chef de l'Etat "d'être le valet" de George W. Bush. La libération de la Franco-Colombienne Ingrid Betancourt risque bien d'en pâtir.

Conservateur et autoritaire, Alvaro a été réélu dimanche avec 62% des voix et devient le premier président colombien depuis plus d'un siècle à exercer un second mandat, après avoir fait modifier la constitution pour pouvoir se représenter. Cet avocat de 53 ans a séduit la classe dirigeante colombienne "avec sa politique de main dure" contre la guérilla, réduit le nombre d'enlèvements et rétabli la sécurité dans les grandes villes d'un pays où sévit la guerre civile depuis plus de 40 ans.

"Cent gestes de paix"

L'homme revendique de bons résultats économiques notamment en matière de croissance (5% en 2005) et d'emploi, oubliant que la misère progresse plus vite et que les paysans chassés par la guerre s'agglutinent dans les banlieues. Sous sa présidence, les milices paramilitaires devenues les principaux narcotrafiquants du pays, ont doublé leurs effectifs et, bien qu'Uribe s'en défende, son gouvernement a été en permanence éclaboussé par des scandales démontrant les liens entre le pouvoir et ces groupes d'extrême droite.

A l'occasion de cette élection, pour la première fois depuis 1998, les FARC avaient appelé la population à voter... pour tout autre candidat qu'Uribe. "Nous maintenons avec fermeté notre volonté de combattre le terrorisme et toute notre générosité pour négocier la paix. Si les FARC font un geste de paix pour la Colombie, nous répondrons par cent gestes de paix", avait proclamé le président à la veille du scrutin.

D'après AFP

(Image LCI/TF1 : Alvaro Uribe)

Par Par D.S. (avec AFP) le 29 mai 2006 à 10:39
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2 Commentaires

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  • Philippe, le 29/05/2006 à 14h30

    J'ai longtemps travaillé en Colombie et j'adore ce pays, même s'il est un peu dangereux, j'en ai fait l'expérience.... Je ne suis pas d'accord avec Uribe mais on doit avouer que depuis qqs temps les choses vont mieux et les farc que l'on attendait pour bientôt au centre ville de Bogota n'ont pas pris le pouvoir, ouf! Quant au sort d'Ingrid Betancourt, désolé pour elle mais on ne peut pas orienter la politique d'un pays tout entier pour aider a sa libération. En plus qu'allait elle faire dans cette galère ? Elle a joué avec le feu en partant sans protection.

  • ERIC, le 29/05/2006 à 11h58

    De toute façon tout le monde sait bien qu'Ingrid Betancourt est le cadet des soucis d'Uribe !!!il ne fera rien comme d'habitude pour obtenir sa libération , bien au contraire .

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