© INTERNEC'est une première dans cet Etat responsable de plus du tiers des exécutions aux Etats-Unis. Derrick Sean O'Brien, condamné à mort pour le viol et le meurtre de deux adolescentes en 1993, qui devait être exécuté mardi au Texas a obtenu un sursis en contestant la méthode de l'injection mortelle. La Cour d'appel criminelle du Texas lui a accordé lundi cette suspension au motif que la méthode, déjà appliquée à 8 condamnés au Texas cette année, pouvait lui infliger des souffrances intolérables.
Produits extrêmement douloureux
Plus d'une dizaine d'exécutions prévues depuis janvier ont été reportées dans d'autres Etats américains pour la même raison. L'injection mortelle consiste en l'administration successive de trois produits: le premier endort, le second paralyse et le troisième provoque un arrêt cardiaque. Si le protocole est respecté, la dose d'anesthésiant est suffisante pour empêcher le condamné de souffrir, voire même pour le tuer.
Mais les détracteurs de la méthode font valoir que l'anesthésiant n'agit pas longtemps, et que le personnel paramédical des centres pénitentiaires n'a pas toujours la formation suffisante pour administrer correctement le produit, surtout quand les condamnés sont d'anciens drogués aux veines ravagées. Dans ce cas, les deux derniers produits sont extrêmement douloureux, alors que le condamné, paralysé, semble dormir.
La Cour suprême américaine, qui a refusé de se saisir de la question sur le fond, a examiné en avril une affaire portant sur le type de recours que les condamnés peuvent déposer pour contester la méthode d'exécution. Elle doit rendre sa décision avant juillet.
Image LCI. DR.
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