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Crash de la West Caribbean : les pilotes mis en cause

Edité par
le 18 mai 2006 à 10h37
Temps de lecture
3min
Le MD2 de la West Caribbean (LCI/DR)

Le MD2 de la West Caribbean (LCI/DR) / Crédits : LCI/DR

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MondeNeuf mois après le crash qui a fait 160 morts au Venezuela, l'enquête a retracé le scénario "vraisemblable" de la catastrophe. Plus que l'état de l'avion, l'enquête met en cause les pilotes. Les familles des victimes pointent du doigt la responsabilité de la compagnie.

On a parlé d'avion poubelle. Il n'en serait rien. Neuf mois après l'accident d'un biréacteur de la West Caribbean au Venezuela, les experts français ont recensé plusieurs erreurs humaines, dont une divergence d'appréciation entre le commandant de bord et son copilote, selon une source judiciaire à Fort-de-France, citée jeudi par le Figaro. 152 Français de Martinique et huit membres d'équipage colombiens ont perdu la vie dans le crash.

Selon le quotidien, "l'appareil était notablement surchargé" et "ce poids excessif était inégalement réparti au risque de déséquilibrer l'avion". Cet élément prend tout son sens quand on apprend que l'avion, en empruntant 'l'itinéraire le plus court' vers la Martinique, a dû survoler une région de hautes montagnes de l'Ouest vénézuélien. Pour corser le tout, l'engin a essuyé un violent orage. Mais, selon un magistrat cité par le journal, "les pilotes semblent avoir choisi de poursuivre leur route au lieu de se dérouter pour une zone plus calme".

"La pire des choses"

Les moteurs givrent. Le copilote en avertit son commandant de bord qui, contre son avis, refuse d'activer le dégivrage. Le premier n'a que 21 ans et a remplacé au pied levé un collègue, le second n'a effectué qu'un seul trajet à ce poste. Quand, quatre minutes avant le crash, l'équipage se rend compte que l'avion perd de l'altitude, il pense reprendre la situation en main en débranchant le pilote automatique. "C'était la pire des choses à faire", raconte au Figaro une source proche de l'enquête.

L'Association des victimes de la catastrophe aérienne a déjà indiqué qu'elle ne se contentera pas de la mise en cause des pilotes. Elle entend que soient traduits en justice la compagnie et le constructeur.

Commenter cet article

  • Dowsher : Ils ont beau dos les morts ,ce sont toujours les pilotes les responsables d'un crash , lorsqu'une compagnie veut garder son image de marque intacte et eviter d'indemniser. honteux d'accuser des morts !!!!

    Le 18/05/2006 à 16h18
  • Debeure : Les systèmes anti-givrage fonctionnaient ils? En quel mode le pilote automatique etait il enclenché? A priori, en croisière le pilote automatique est enclenché en mode "ALT" maintient d'altitude. Si extinction des deux moteur le pilote automatique va chercher à garder l'altitude et donc en découle une chute de vitesse, puis, un décrochage. Pour nous déconnecter le pilote automatique ou encore le mettre en transparence pour traiter la panne n'est pas forcément une erreur de pilotage. Vérifier les procédures d'urgence du constructeur. Qui était le pilote en fonction? Le co-pilote même si inexpérimenté reste un pilote, de plus il sortait de sa qualification machine donc maîtrisait surement bien les systèmes avion. Le comandant expérimenté avait tout juste à appliquer la procédure sur l'antigivrage des réacteurs, qui est un moyen curratif sur ce type de machine; fonctionnaient ils? Il est beaucoup trop tôt pour donner des conclusion atives sur ce crash et la mise en cause des pilotes qui ne sont qu'un maillon de la chaine.

    Le 18/05/2006 à 16h14
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