© DR"Blair a été puni dans les bureaux de vote". Le titre du Daily Telegraph résume la "claque" électorale encaissée par le Premier ministre britannique aux élections locales partielles de jeudi en Angleterre.
En ne rassemblant que 26% des suffrages, le Parti travailliste, au pouvoir depuis 1997, a perdu au moins 220 sièges d'élus et n'arrive qu'en troisième position, loin derrière les conservateurs (40%, + 213 sièges) et de peu derrière les libéraux-démocrates (27%, -16 sièges). Il est notamment largement battu à Londres, parfois dans des fiefs tenus depuis 30 ans.
Le BNP (British National Party), formation d'extrême-droite, ouvertement raciste, obtient également des résultats remarqués dans l'est londonien à forte population immigrée, à Barking et Dagenham, où il devient la deuxième formation au sein du conseil de quartier (borough).
Départ anticipé ?
Ces élections locales étaient devenues un test politique national après une longue série de déboires gouvernementaux qui ont culminé avec la mise en cause de trois des principaux ministres, notamment Charles Clarke à l'Intérieur. Conséquence : Tony Blair va immédiatement remanier son équipe.
Surtout, alors qu'un sondage montre que la moitié des Britanniques souhaitent son départ d'ici la fin de l'année, les spéculations sur une transition anticipée au profit du Chancelier de l'échiquier, Gordon Brown, sont relancées. Un groupe de parlementaires de la gauche du Parti travailliste, opposé de longue date à Tony Blair, a ainsi aussitôt réclamé un changement à la tête du Labour.
Vent en poupe pour Cameron
Il est vrai que la menace des conservateurs se fait désormais plus précise. Les "Tories" n'avaient pas eu autant d'élus locaux depuis 1985. Leurs 40% de suffrages confirment leur résurgence électorale en vue des prochaines législatives, prévues au plus tard en 2010, mais plus vraisemblablement en 2009. Surtout, il s'agit d'un succès personnel pour le nouveau dirigeant du parti, David Cameron, surnommé le "Blair de droite".
Retour MYTF1
Chargement en cours...





