© INTERNELa France et la Suède ont indiqué mercredi avoir refusé des visas à deux représentants du Hamas, le porte-parole du groupe parlementaire Salah Muhammad al-Bardawil et Mohammad al-Rantissi, un autre membre de cette organisation radicale qui dirige le gouvernement palestinien.
Paris a invoqué la décision de l'Union européenne de suspendre tout contact avec cette organisation considérée comme terroriste par l'UE, tandis que Stockholm a fait valoir les règles au sein de l'espace Schengen, dont les deux pays font partie.
Les acquis des accords de paix
"Nous avons, après concertation de nos partenaires européens, décidé de ne pas délivrer de visas à MM. Rantissi et Bardawil dans l'attente de la définition prochaine d'une approche commune européenne sur cette question", a déclaré le ministère français des Affaires étrangères.
La question du Hamas doit être débattue par les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne lors de leur prochaine réunion prévue le 15 mai, a souligné un porte-parole, Denis Simonneau. La France avait déjà annoncé le 21 avril avoir refusé un visa au ministre palestinien du Plan du gouvernement dirigé par le Hamas, Samir Abou Eisheh.
M. Bardawil devait participer en particulier à un meeting de soutien à la "résistance palestinienne" qui s'est tenu dimanche à Ivry-sur-Seine, en région parisienne. Les organisateurs avaient expliqué son absence par la non-délivrance de son visa.
Le Hamas figure sur la liste des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, qui ont décidé de suspendre les aides directes au gouvernement qu'il dirige. 'UE et Washington exigent notamment du Hamas qu'il reconnaisse l'Etat d'Israël, renonce à la violence et accepte l'acquis des accords de paix déjà conclus avec l'Etat hébreu.
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