L'Italie entre dans l'ère Prodi

le 17 mai 2006 à 13h34 , mis à jour le 17 mai 2006 à 22h10

Romano Prodi a présenté mercredi son gouvernement au président de la République italienne - une équipe de 25 ministres formée après de longues et difficiles tractations. La prestation de serment devant le chef de l'Etat italien a eu lieu dans l'après-midi.

TF1/LCI : La passation de pouvoir entre Silvio Berlusconi et Romano Prodi La passation de pouvoir entre Silvio Berlusconi et Romano Prodi

C'est fait : Romano Prodi a formé mercredi son gouvernement et a présenté la liste de ses ministres pour approbation au président de la République, Giorgio Napolitano. A l'issue de cette rencontre, il a dévoilé officiellement la composition de son équipe. Il lui aura fallu batailler ferme pour éviter la rupture avec certains de ses alliés, confirmant les prédictions de ses adversaires sur la fragilité de sa coalition. Ce n'est que mercredi vers 1 heure du matin, à l'issue de négociations acharnées, que la liste de son gouvernement a enfin été mise au point...

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Comme prévu, Massimo D'Alema, président des Démocrates de gauche (DS, ex-communistes), est vice-Premier ministre et chef de la diplomatie et Francesco Rutelli, chef de la Marguerite (centre-gauche), devient vice-Premier ministre et responsable de la Culture. Le ministère de l'Economie et des Finances revient à Tommaso Padoa-Schioppa, ancien membre italien de la direction de la Banque centrale européenne (BCE), l'Intérieur à Giuliano Amato, ancien chef du gouvernement italien et la Défense à Arturo Parisi, un des fidèles de Prodi. Les Affaires européennes reviennent à Emma Bonino, ancienne commissaire européenne à l'aide humanitaire d'urgence.

Le président du Conseil des ministres et le nouveau gouvernement ont prêté serment dans la foulée, le même jour à 16H30 devant le chef de l'Etat italien. Puis Silvio Berlusconi, chef du gouvernement italien sortant, a transmis le pouvoir à son successeur en lui remettant la clochette avec laquelle s'ouvrent les conseils des ministres. La cérémonie s'est déroulée au Palazzo Chigi, siège de la présidence du conseil italien à Rome, dans une atmosphère détendue qui a tranché avec la violence de la campagne électorale. Romano Prodi devrait désormais se présenter jeudi en milieu de journée devant le Sénat pour le vote de confiance, et lundi devant la Chambre des députés.

Comment satisfaire tous les alliés politiques

Au total, le nouveau gouvernement compte 25 ministres, ainsi que plusieurs dizaines de vice-ministres et secrétaires d'Etat. Il est vrai que l'Italie a traditionnellement des gouvernements pléthoriques. L'équipe sortante de Silvio Berlusconi était composée de 107 membres au total, dont 25 ministres. Mais Romano Prodi souhaitait au départ une équipe restreinte, et selon la presse italienne, il a été obligé de multiplier les postes pour satisfaire tous ses alliés en quête de visibilité politique et de responsabilités gouvernementales.

Sur les 25 membres du gouvernement Prodi, six sont les chefs des partis membres de l'Unione, la coalition de la gauche victorieuse des législatives des 9 et 10 avril. Et contrairement à sa promesse d'octroyer aux femmes un tiers des portefeuilles, soit au minimum huit, Romano Prodi n'a appelé que six femmes dans son équipe: Santé, Famille, Affaires régionales, Jeunesse et Sport, Egalité des chances et Affaires européennes.

Photo d'ouverture : La passation de pouvoir entre Silvio Berlusconi et Romano Prodi - DR

le 17 mai 2006 à 13:34
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2 Commentaires

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  • Nicola, le 18/05/2006 à 11h11

    Pauvre Italie! Avec un gouvernement pareil elle va devenir pire que la France! Berlusconi etait mauvais, mais ca - c'est le fond du trou!

  • PM, le 17/05/2006 à 22h12

    Cela n'augure rien de bon pour l'Italie, malheureusement! Il y a dans cette équipe de dangereux bons à rien ou bons seulement à semer la pagaille! Les travailleurs, les actifs réels seront les grands perdants, ils vont être grevés d'impôts auxquels ils voudront échapper, et la gabegie va recommencer...

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