
L'Union européenne avait donné à Belgrade jusqu'au 3 mai pour que Ratko Mladic, ex-commandant des forces séparatistes serbes de Bosnie accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre
l'Humanité pour son rôle dans le siège de Sarajevo (1992-1995) et le massacre d'environ 8 000 Musulmans à Srebrenica (juillet 1995), soit arrêté et transféré au Tribunal pénal international.
"Double discours"
Prenant acte du "jugement négatif" émis par Carla del Ponte, la procureure du TPI, sur la coopération serbe, le commissaire européen à l'Elargissement, Olli Rehn, a mis les menaces de Bruxelles à exécution : les négociations pour un accord de stabilisation et d'association (ASA), première étape vers l'intégration à l'UE, sont suspendues -elles devaient reprendre le 11 mai. "La Commission est prête à reprendre les négociations dès que la Serbie coopérera pleinement", a-t-il ajouté.
Quasiment au même moment, le Premier ministre serbe, Vojislav Kostunica, appelait Ratko Mladic à se rendre et à ne pas faire "souffrir l'Etat et tout le peuple". Un appel qualifié d''"inacceptable" par Carla delPonte, qui dénonce un "double discours".
Le vice-Premier ministre serbe, Miroljoub Labous, a démissionné suite à cette suspension.
Belgrade affirme ne pas pouvoir mettre la main sur lui, tandis que le procureur du TPI assure qu'il est en Serbie, et souvent dans la capitale même.
(photo d'archives : Ratko Mladic)
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