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Les chef de la diplomatie de six puissances majeures se retrouvent ce lundi à New York pour élaborer une stratégie commune visant à obliger l'Iran à suspendre son programme d'enrichissement d'uranium qui peut lui permettre d'acquérir la bombe atomique. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice retrouvera pour un dîner lundi soir à New York consacré à l'Iran les ministres des Affaires étrangères des cinq "grands" et de l'Allemagne, ainsi que Javier Solana, le Haut représentant pour la politique extérieure de l'UE.
Parallèlement, les 15 membres, permanents et non permanents, du Conseil de sécurité de l'Onu doivent se retrouver pour de nouvelles discussions sur un projet de résolution, conçu par Paris et Londres avec l'appui de Washington. Le projet qui enjoint Téhéran de geler son programme d'enrichissement d'uranium, sans toutefois le menacer encore de sanctions, se heurte aux réticences particulièrement fortes de Pékin et de Moscou.
La question récurrente des sanctions
Principal motif de discorde : la référence au chapitre VII de la Charte de l'Onu. Celui-ci permet d'envisager au nom de la sécurité internationale des sanctions économiques ou même une intervention militaire. Même si certains pays comme la France s'opposent au recours à la force, les Occidentaux jugent indispensable la référence à ce chapitre VII qui seul permet, selon eux, de rendre la résolution contraignante. Mais Pékin et Moscou qui entretiennent des liens commerciaux étroits avec l'Iran, sont réservés sur ce chapitre, utilisé par les Etats-Unis pour justifier l'invasion de l'Irak.
Après une réunion samedi à New York, les 15 membres du Conseil se sont séparés sans avoir résolu leurs principaux points de dissension, même si les auteurs du texte espèrent le mettre au vote dès cette semaine. Selon l'ambassadeur américain à l'Onu, John Bolton, les ministres, ce lundi, "évoqueront la politique à long terme à mener pour empêcher l'Iran de finaliser sa capacité nucléaire". Pour être adoptée la résolution doit réunir neuf votes sur 15 et ne pas faire l'objet d'un veto de la part d'un des cinq membres permanents du Conseil. Pour sa part, Téhéran a averti que l'examen du dossier nucléaire par le Conseil de sécurité menait à la confrontation et amènerait l'Iran à revoir sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique, voire à abandonner le Traité de non-prolifération (TNP).
Image LCI. Le président Mahmoud Ahmadinejad.
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