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La pègre brésilienne attaque les civils


le 15 mai 2006 à 15h04
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3min
TF1/LCI sao paolo attaques enterrement
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MondeLe crime organisé a lancé lundi de nouvelles attaques dans l'Etat de Sao Paulo contre des objectifs civils et policiers. Depuis vendredi, 180 attaques ont fait 81 morts, dont 39 policiers.

Le crime organisé a poursuivi sa démonstration de force lundi dans l'Etat de Sao Paulo en s'attaquant à des banques et autobus, alors que les attaques contre la police et les mutineries ont déjà fait 81 morts, dont 39 policiers, selon un nouveau bilan officiel. Les autorités ont recensé 180 attaques au total depuis vendredi dans l'ensemble de l'Etat, a indiqué le service de presse du gouvernement de l'Etat de Sao Paulo. Parmi les morts figurent quatre passants et 38 délinquants présumés, tandis qu'au moins 48 personnes ont été blessées, dont 33 agents des forces de l'ordre. La police a arrêté 91 assaillants présumés.

Pour la première fois depuis vendredi, le crime organisé s'est aussi attaqué à des objectifs civils : 56 bus ont été incendiés dans la nuit. Dix compagnies de bus sur douze ont décidé de suspendre partiellement ou totalement leurs liaisons, laissant des centaines de milliers de personnes sans moyen de transport dans l'une des plus grandes mégalopoles du monde. Une station de métro a également essuyé des tirs. Par ailleurs, 13 agences bancaires ont été la cible d'attaques durant la nuit, selon la Fédération des banques brésiliennes. Enfin, lundi, des mutineries se poursuivaient dans 45 des 144 prisons de l'Etat le plus riche et le plus peuplé du Brésil, et 195 personnes étaient détenues en otage par les rebelles.

Cette série d'attaques a été attribuée à l'une des principales organisations criminelles implantées au coeur des prisons, le Premier Commando de la Capitale (PCC) dont les ramifications s'étendent à l'extérieur des centres de détention. L'offensive du PCC contre la police et les prisons a été déclenchée selon les autorités par le transfèrement de 765 détenus vers une prison de haute sécurité, dans l'intérieur de l'Etat de Sao Paulo. L'un des chefs du PCC surnommé "Marcola" aurait déclaré aux autorités que l'offensive déclenchée vendredi soir "ne peut être stoppée", indiquait lundi le journal électronique Terra Magazine. Selon ce média, des responsables de la police ont rencontré samedi les chefs du PCC pour tenter - sans succès - de les convaincre de mettre fin au soulèvement.

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  • Arpo : La justice devrait être plus dure avec ce genre de "bandes". Nous pouvons craindre le pire, a terme, si on réagi de façon laxiste à cette situation. Les laches et les sauvages qui s'attaquent aux civils méritent une vrai riposte militaire. Ce genre de "choses" ne se produise pas dans des "régime" fort. On peut avoir un etat fort sans être une dictature. les "bandits" ne doivent pas "profiter des libertés démocratique...

    Le 16/05/2006 à 11h36
  • George : Il ne faut pas discuter avec les chefs du PCC. Il faut les décapiter. Ce genre d'individus nuisibles font beaucoup moins les malins avec la tête en moins

    Le 16/05/2006 à 00h26
  • Leiza augsburger : Je suis en ce moment 200 KM de São Paulo - Brésil, a 20km de la ville de Campinas. Les bus ont arreté de circuler a 18:00. Les universités sont fermées, les poste de police barricadés. Lula est je ne sais ou, le gouverneur de São Paulo dit que nous n'avons pas besoin d'aide de la police federale. il se trouve que depuis vendredi, les vrais maitres de la situations sont les membres du PCC. quelle organisation!! en ce moment, les directeurs des entreprise de comunication mobile sont en reunion avec les dirigeant de l'état pour décider si ils iront suspendre tout service des portables dans les environs des prisons, car les prisoniers utilisent les portables pour donner les ordres d'attaques. quelques personnes n'ont pu encore rentrer chez elles, car certains établissements (églises, super marché, etc.) ont été fermés, avec les clients dedans. des entreprises (comme la mienne par exemple) ont permis que les fonctionaires rentrent chez eux plus tôt, avant la nuit. voila pour le récit daujourd'hui.

    Le 15/05/2006 à 22h57
  • Pti louis : J'aime bien ces actualités, elle me montre ce que nous verrons au 'jité' dans la rubrique 'émeutes de banlieues' dans 15 ans en France... Très intéréssant.

    Le 15/05/2006 à 22h46
      Nous suivre :

      Quand on croise un zèbre et un âne, ça donne...

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